Utilisation des réseaux sociaux: le syndicat de la presse privée de Guinée avertit les journalistes

Les membres du Bureau exécutif du syndicat de la presse privée de Guinée étaient devant la presse le vendredi, 24 juillet 2020, pour parler de la multiplication des interpellations dans les rangs des journalistes, et inviter ces derniers à faire très attention.

De nombreux journalistes ont été convoqués ces dernières semaines par la direction centrale de la police judiciaire (DPJ)  suite à des plaintes pour diffamation sur les réseaux sociaux, une infraction criminelle prévue et punie par la relative à la cyber sécurité.

Pour ne pas tomber sous le coup de cette loi qui prévoit des peines de prison et des amendes, le syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée a invité les journalistes à privilégier les médias traditionnels lorsqu’ils ont des publications. Ainsi, ils demeureront  protégés par la loi L002 portant liberté de la presse, une loi spéciale qui ne prévoit que des amendes.

«La plupart de ces confrères ont été interpellé parce qu’ils ont utilisé leurs comptes personnels sur des réseaux en lieu et place des médias. Je veux parler des sites d’informations, les radios, les télévisions et les journaux papiers », a rappelé Sidy Diallo.

Revenant à l’objet de la rencontre, le secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée dira : « Il était question pour nous de faire cette mise au point pour inviter nos confrères à faire leurs publications dans les médias avant de les reprendre sur leurs pages dans les réseaux sociaux pour bénéficier la protection de la Loi 002 qui dépénalise les délits de presse…»

Au cas contraire, le syndicaliste plein de souffle, a prévenu les journalistes que les conséquences seront énormes pour eux. « S’ils continuent à faire des publications sur leurs pages dans les réseaux sociaux, ça dans le cadre de Cyber sécurité en cas d’interpellation et si vous êtes fautifs après vérification, c’est la Loi sur la Cyber sécurité qui sera appliquée. Et on n’en souhaite pas, l’intéressé fera la prison », a-t-il averti

En revanche, Sidi Diallo  dira : « Que les administrateurs en charge de la gestion des choses publiques sachent que les journalistes ne sont pas leurs ennemis. On ne fait pas ce travail parce que nous sommes contre eux. Nous sommes en train de faire des investigations ».

D’après le syndicaliste, parmi les trois journalistes interpellés récemment, le cas d’Habib Marouane arrêté sans convocation est à déplorer. Ainsi, s’adressant à ceux qu’il appellera affectueusement « nos amis de la police », il les invitera à continuer ce qui est entamé. C’est-à-dire à chaque fois qu’un journaliste doit-être convoqué, de passer par leur syndicat.

Avec Guinee114.com

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