Un défenseur des droits de l’homme prévient : ‘’le 1er mars, on risque d’avoir une vraie révolte populaire dans ce pays’’

Le président de la République est resté droit dans ses bottes malgré la vague de contestations. Alpha Condé a maintenu la date des élections législatives et référendaires. A l’allure où vont les choses, le président de l’Observatoire guinéen des droits de l’homme estime que la Guinée s’achemine tout droit vers une instabilité politique.

‘’Alpha Condé est dans un aveuglement, le pouvoir l’a aveuglé. Il a usé de la communauté internationale pour arriver au pouvoir. Il a fallu l’appui de la Francophonie pour qu’il soit président de la République. Donc, il est mal placé pour dire ‘je m’en fous de la communauté internationale’’’, estime Aliou Barry.

Malheureusement, prévient-il, ‘’il risque de plonger le pays dans un engrenage où on aura du mal à se relever. Je pense vu ce qui se passe dans la sous-région, ce n’était pas le moment que la Guinée bascule dans une instabilité politique’’.

Aliou Barry se dit convaincu que si rien n’est fait pour faire changer d’avis le président de la République, la Guinée risque de s’enfoncer dans une crise.

‘’Le 1er mars, on risque d’avoir une vraie révolte populaire dans ce pays. Parce que c’est le scrutin qui va être déclencheur de cette révolte et là ça ne sera pas maîtrisable. Et on s’acheminera tout droit vers un gouvernement de substitution’’, alerte-t-il.

Aujourd’hui, selon lui, Alpha Condé a ‘’montré ses limites dans tous les domaines. Parce que le processus électoral qu’il met en place n’est pas transparent et équitable. C’est un coup d’Etat constitutionnel et la seule parade, c’est la révolte populaire’’.

Avec Visionguinee

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