Triste démocratie : Un pied et quatre orteils de la dictature? (Par Moussa Tatakourou Diawara)

Difficile alternance démocratique, un bien pour un mal ? Pas le cas. L’année 2020 risque d’être la plus sombre de notre histoire politique.

L’année des espoirs déchus et du plus grand recul démocratique. Un pas en-avant, deux en arrière.Et pourtant, elle était considérée comme étant la période vitale et lucrative pour la consolidation des acquis de ces deux dernières décennies dans un espace géographique marqué par la tourmente politique et des instabilités chroniques qui ont hypothéqué notre vie démocratique.

La Guinée et la Côte d’ivoire au-delà de l’histoire et la géographie, signent de manière éhontée et favorisent de façon abracadabrantesque le retour du vieux démon en ouvrant ainsi la voie à l’arbitrage de la force et de l’anarchie totale.

On ne sait plus à quel saint se vouer ? Car, la solution à nos malheurs est elle-même une équation dont il difficile de percer l’abcès.

Notre démocratie née par césarienne n’avait aucune chance de survivre face à la boulimie qui caractérise les détenteurs du pouvoir et la cupide qui anime ses assoiffés. Le pouvoir de trop a une fin désastreuse aux conséquences multiples. La mythologie grecque nous enseigne de la triste fin du Roi Midas, cupide et avare dont la fin de règne était perçue comme un châtiment avec la coupe de ses oreilles d’âne et son suicide d’après.

Qui l’eût crû qu’en ce 21ème siècle où le pouvoir use son homme, qu’un tel recul démocratique serait possible ?La déception est grande et l’humiliation, profonde. On ne mérite pas cette bande de fripouilles et de terroristes plus égoïstes qu’un certain Harpagon dans le « Cid» de Pierre Corneille.

La Guinée et la Côte d’ivoire sont vraiment ces deux poumons d’un même corps infectés et aux conséquences fâcheuses.De Gaulle a bien fait de dire pour les esprits lucides et éclairés que : ‘’ mieux quitter le pouvoir 5 ans plutôt que de partir une minute plus tard ‘’.

Cette maxime n’est pas pour nos tortues qui veulent prendre en otage la vie de plusieurs générations. Ces cons qui se prennent pour Zeus ont planifié l’assassinat de notre démocratie sous l’autel de la gourmandise du pouvoir.Ils sont cupides et dangereux et méritent tous d’être crucifiés pour haute trahison et attentat perpétré contre la paix sociale et le pacte politique basé par la transmission obligatoire du pouvoir.

La période de l’homme providentiel est révolue. Hier, Sékou et Lansana l’ont été. Et si aujourd’hui, quelqu’un décide autant avec l’indifférence générale, ce que le peuple est hypocrite et lâche. Ce n’est point une surprise, car chaque peuple mérite ses dirigeants, du plus cons au plus bon, comme disait l’autre.Triste, notre démocratie est poivrée à la gueule et salée de dictature.Personne ne peut être fière de ces dictateurs déguisés en démocrates.

Ô c’est triste, je pleure toutes ces âmes tombées pour l’instauration d’une démocratie vraie.Et si elles savaient ?Bref, j’ai envie de dire que personne ne plus mourir pour ces clowns de démocrates.De l’intérieur, ils sont tous les mêmes. Seule la couleur de la veste qui change de l’extérieur.

Moussa Tatakourou Diawara, France.

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