Tribune : Monsieur Alhassane D. Ouatara merite de briguer un 3ème mandat en vertu de l’article 9 de la Constitution de 1960

Cet article disposait : « le President de la Republique est élu pour 5 ans au suffrage universel direct il est réeligible. Ainsi, à la lecture du contenu de cet article, on comprend aisement que le champs a été ouvert à un pouvoir à vie pour un President de la Republique. »

Ce pendant, la Constitution du 1er Août 2000 écarte toute ambiguité sur la limitation du nombre de Mandat du Président de la Republique de Côte d’ivoire notamment en son article 35 al 1er qui disposait que: « le President de la Republique est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est réeligible qu’une seule fois. » Cela nous laisse comprendre que nul ne pouvait excercer le pouvoir presidentiel audelà de deux Mandats à compter du 1er Août 2000 qui marque la date d’entrée en vigueur de cette nouvelle Constitution remplaçant celle de 1960.


En outre, ADO a été élu sous l’empire de la Constitution du 1er Août 2000 dans laquelle a été prévu le principe de limitation à deux Mandats. Ce principe a exister et continue à existé jusqu’à l’adoption et à l’entrée en vigueur de la Constitution du 08 Novembre 2016 dont Mr ADO a été lui-même porteur du Projet. Dans cette Constitution de 2016 également, le principe de limitation du nombre de Mandats est consacré qui ne dement pas et ne contredit pas la defunte constitution de 2000 ni celle de la Republique de Guinée de 2010 et même la Constitution actuelle guinéenne.

En clair, le principe de la limitation de Mandats Presidentiels existe depuis l’avènément de la Democratie sous forme moderne en Afrique 1990… Et continue a existé de façon discontinue Ce qui demeure une bonne chose pour la Democratie moderne, pour dire mieux, ce principe est prévu et consacré par toutes les constitutions écrites comme en temoigne l’article 6 de la constitution française qui dispose que: « Nul ne doit exercer plus de deux mandats consécutifs.»

Par ailleurs, cumultativement si c’etait l’intention de Mr Alassane et Alpha condé de briguer un 3e Mandat ils auraient pu abroger et faire disparaître le principe de limitation du nombre de Mandats presidentiels dans leurs nouvelles constitutionelles respectives dans ce contexte les compteurs seraient revenus à zéro.

Ainsi, ils pouvaient se porter candidats pour briguer un 1er 2e mandat et indefiniment, car c’est la nouvelle constitution qui est en vigueur et qui s’applique ayant supprimé et consacré le principe de se presenter indefiniment aux competitions présidentielles. Mais tel n’est pas le cas en ce sens que le principe de la limitation du Mandat presidentiel subsite toujours dans les nouvelles constitutions de deux pays . Dans cette circonstance, aucun élément légal et juridique ne peut servir de pretexte pour briguer un 3e Mandat au sein de la Republique de la Côte d’ivoire et de la Guinée.


Je voulais mentionner en guise de conclusion que l’Alternance qui n’aura pas un impact positif immediat sur la vie du peuple qui se noie dans une terrible dèche n’a pas raison d’être. l’acceptation de l’Alternance offre le privilège à son auteur de marquer positivement l’histoire puis d’en sortir par la grande porte .

La constitution est sacrée elle est la valeur d’une société et l’âme d’une republique. Son respect offre la paix et la stabilité ainsi, on ne doit gouverner par la violence et par le bain de sang du peuple qui merite le respect et consideration. L’Etat c’est la continuité Nul peut à lui tout seul parachéver le projet de prospérité et d’avenir d’un Etat. « On sait Prévenir mais on ne sait pas guérir ». D’après Méwoé
J’ai dit.

Alhassane Camara, juriste.

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