Tribune: La Guinée en plein questionnement…
(Par Mohamed Koket Camara, depuis France)

Ce n’est un secret pour personne, l’un des malheurs de la Guinée, est le manque d’emplois-jeunes et d’unité d’action dans ce secteur. Et pourtant, la jeunesse est leitmotive du développement d’une nation. Mais au jour d’aujourd’hui, elle est devenue une marionnette pour des fins politiques a constaté le téméraire Mohamed Koket Camara, journaliste fondateur du journal hebdomadaire guinéen ‘’L’Indexeur’’ et grand analyste sur les faits de société.

Nous sommes aujourd’hui en quête des leaders  politiques. La jeunesse guinéenne doit être sur le premier rang, au lieu de suivre de ceux qui ont puni éperdument la Guinée. Il est temps d’éviter la politique à la conne…

Lorsque l’on parle de l’avenir d’un pays, nous pensons directement à la jeunesse, cette jeunesse représente 36,2% soit le tiers de la population totale.

Alors, comment parler de développement futur de la Guinée sans parler du rôle de la jeunesse dans le processus ?

Il est important de créer un environnement public dans lequel les jeunes seront capables d’être associés à la vie de la nation. Sur les questions cruciales pour l’avenir de notre pays (comme l’environnement ou l’urbanisation), nous devons nous assurer que les jeunes participent non seulement à l’élaboration des politiques publiques mais également à leur exécution et à leur évaluation. Tout d’abord, en participant à des consultations publiques sur des stratégies et politiques nationales, les jeunes peuvent s’approprier la vision de développement du pays. Dans la phase d’exécution, nous devons aussi impliquer les jeunes pour la mise en œuvre effective des décisions prises au sommet de l’État. Enfin, lorsque nous évaluons l’impact de nos politiques et stratégies publiques, nous devons recueillir l’avis des jeunes pour améliorer les prochaines décisions.

La jeunesse Guinéenne est responsable de ses difficultés car elle suit la politique et les discours divisionnistes. Cette jeunesse se permet d’hériter de l’ethnocentrisme, elle ne peut pas s’octroyer le leadership.

Aujourd’hui, la jeunesse a besoin d’être responsabilisée, de s’exprimer, d’exposer ses idées et surtout de se faire entendre. Elle s’informe, se forme, s’intéresse aux sujets de l’actualité politique et sociale. Loin d’inquiéter, cela doit nous réjouir et amener les dirigeants de notre pays à se rapprocher d’elle afin de prendre en compte son point de vue. Il est intéressant par sa fraîcheur et son originalité, appuyons-nous dessus ! Nous le savons, la jeunesse est audacieuse. Elle saura saisir les opportunités si nous lui faisons confiance. Ce rapprochement permettra aussi de mieux accompagner notre jeunesse dans la marche à suivre pour atteindre les objectifs de la Guinée.

Aussi, la jeunesse Guinéenne doit devenir l’atout majeur pour le développement de notre pays. Elle a soif d’apprendre mais aussi de montrer son savoir-faire. Il faut seulement lui permettre d’être formée, de se prendre en charge en créant plus d’emplois mais aussi un cadre propice à l’entrepreneuriat.

La jeunesse Guinéenne aujourd’hui a conscience qu’elle a sa part à jouer dans le processus de développement de la Guinée. Elle souhaite être associée aux prises de décisions. Nous devons entamer l’expérience pour plus d’efficacité dans la prise de décisions mais également dans l’application de celles-ci.

Vive la jeunesse consciente.

Par Mohamed Koket Camara, Journaliste analyste depuis Paris

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