TPI de Mamou : deux hommes reconnus coupables de viol condamnés à de lourdes peines

Suspendues depuis le 25 mars dernier pour cause de Coronavirus, les audiences criminelles, ont repris ce mercredi, 22 juillet 2020, au tribunal de première instance (TPI) de Mamou.

C’est suite à l’instruction du nouveau Ministre de la justice gardes seaux, le 15 juin dernier, que les procès criminels ont repris, ce, après 4 mois d’interruption.

Pour cette reprise, trois affaires étaient inscrites au rôle. Celles ministère public contre Alpha Bacar Mansaré, Thierno Yaya Barry et Ousmane Keita, respectivement poursuivis pour viol suivi de pédophilie, viol et tentative de viol, et coups et blessures volontaires, tentative de vol à main armée.null

À la barre, deux des trois accusés ont plaidé non coupables des faits qui leurs sont reprochés.

C’est au terme de 8 heures de débat houleux, que le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara, a rendu sa décision.

Alpha Bacar Mansaré et Thierno Yaya Barry, ont été respectivement condamnés à 7 et 8 ans de détention criminelle.

Le premier, reconnu coupable des faits de viol suivi de pédophilie, le second pour viol et tentative de viol.

Quant à Ousmane Keita, il a été renvoyé aux fins de la poursuite pour crime non imputable.

Des peines lourdes certes, mais pour le ministère public, rien n’est assez sévère, pour sanctionner les auteurs des viols.

« On a déjà engagé la lutte contre ce fléau qui gangrène aujourd’hui notre société qui est le viol. L’agression sexuelle est en train de faire légion à Mamou, c’est pourquoi on a décidé d’aller à la vitesse supérieure pour éradiquer ce fléau », a indiqué le procureur, El Hadj Sidiki Camara

L’avocat de la défense, lui, dénonce des manquements dans la procédure, et entant rapidement interjeter appel.

« La procédure n’a pas été totalement respectée depuis à l’enquête préliminaire. Et vous savez que quand l’enquête préliminaire rate, ça va jouer sur le prévenu. Nous allons faire appel contre la décision »,promet Me Abdoulaye Keita.

Les viols notamment sur mineures, sont devenus très récurrents ces derniers temps à Mamou. Souvent, ce sont des jeunes filles de moins de 10 ans qui en sont victimes.

Avec mosaiqueguinee.com

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