Télécoms: des dessous d’un prétendu détournement de 51 millions de dollars à l’ARPT

Dans une sortie médiatique lundi, le procureur de la République, près le Tribunal de Première Instance de Kaloum, a annoncé un détournement, selon lui, de 51 millions de dollars au niveau de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT).

Il s’agit d’une affaire rocambolesque pour l’élucidation de laquelle il faudra faire parler beaucoup de gros bonnets du pays. L’ancien ministre des Postes et Télécommunications, Moustapha Mamy Diaby, en premier. Puis, l’ancien agent judiciaire de l’Etat devenu ministre de la Justice. Des anciens directeurs généraux de l’Autorité de régulation des Postes et télécommunications (ARPT) aussi.

Un contrat entre l’ARPT et une société privée appelée Global Voice Group (GVG) a été dénoncé par l’ancien ministre Mamy Diaby. Contrat que lui-même avait pourtant exécuté des années durant et pour lequel il aurait même fait un avenant. Une plainte est portée contre la Guinée, qui sera condamnée au payement d’une forte somme (Autour de 102 millions de dollars). Au départ, il se disait dans des bureaux et autres espaces publics à Conakry que le ministre Diaby en avait fait une affaire personnelle et aurait, par la suite, fait porter les conséquences du procès à l’Etat guinéen pour que la Guinée paye le montant colossal au payement duquel il aurait été condamné en France. Cette thèse sera démentie par l’agent judiciaire de l’Etat. 

Selon nos informations, pour faire accréditer la thèse de corruption défendue en France par Mamy Diaby, l’option méchante de sacrifier deux cadres dont l’un est encore en fonction au ministère des télécoms et un autre dans un autre département ministériel (Le second serait aussi  consul d’un pays étranger en Guinée), aurait été entreprise. Les deux sont accusés d’avoir accepté des privilèges dans les négociations du contrat dénoncé. Une procédure est donc concoctée contre eux. Le ministre Mamy Diaby se serait empressé d’avoir leur condamnation qu’il fallait présenter devant la justice française. Ce qui devrait suffire pour faire annuler la condamnation sous prétexte que c’est bel et bien par le truchement d’actes de corruption que la société étrangère GVG avait acquis le marché.

Voilà toute l’histoire résumée, selon nos premières informations sur cette affaire que nous suivons. Dans l’entourage de personnes concernées, on parle plutôt de corruption présumée que de détournement.

Mais selon les propos du procureur, rapportés par nos confrères de Guineenews, les 51 millions de dollars sont plutôt la sommes de montants acquis par le truchement de fausses factures émises dans une sorte de complicité entre GVG et ces cadres guinéens.

Autre chose ! Pourquoi cette affaire refait surface au moment même où le nouveau ministre, autrefois écarté et combattu selon les commentaires, revient aux affaires et engage une nouvelle dynamique ? Oumar Said Koulibaly est-il vraiment derrière cette sortie du procureur ? Ceux qui sont convaincus que les deux cadres incriminés sont simplement en train d’être sacrifiés, pourraient vite arriver à la conclusion que le nouveau ministre engage une guerre contre tout le monde et veut couper toutes les têtes qu’il y a trouvées.

Mais selon nos informations, le ministre Koulibaly n’est nullement impliqué dans la démarche du procureur. Au contraire, une démarche serait plutôt envisagée au sein du gouvernement pour chercher à tirer cette affaire au clair. Ce qui, à terme, devrait  réhabiliter les deux cadres dont la réputation est en train d’être souillée, si vraiment ils sont innocents. Aussi, permettre à la Guinée, empêtrée dans ce problème, d’en sortir même s’il faut un règlement à l’amiable avec son désormais ancien partenaire qui l’accuse de rupture abusive de contrat.

A suivre !!!

Avec Guinee114

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