« Tant qu’il y aura un seul prisonnier d’opinion, le dialogue sera impossible », dixit Dr Dansa Kourouma

Interrogé sur la situation socio-politique de la Guinée, notamment la détention des détenus politiques, la mise en semi-liberté des cadres de l’UFDG, mais aussi du cadre de dialogue politique, Dr Dansa Kourouma a tout d’abord saluer la mise en liberté.

 « Donc ce que moi je peux assumer dans l’acte de libération conditionnelle, c’est un combat que nous avons mené depuis plusieurs mois. La libération de ces détenus doit faire l’objet d’une décision judiciaire, ce n’est pas un communiqué de l’administration pénitentiaire qui doit libérer les détenus. La finalité de la justice c’est pour créer les conditions de la paix, donc si une décision est prise et qui permet de créer les conditions d’un dialogue j’apprécie la décision », a-t-il dit avant d’ajouter:

« Mais au-delà de ça, ce qui est important c’est le cas de Foniké Menguè qui a été condamné et d’autres sont encore en prison qui ne sont pas les premiers responsables des partis politiques. Il faut que la justice soit capable de faire son travail en toute indépendance, en toute neutralité. N’importent qui est justiciable dans un Pays, votre comportement envers l’État, votre comportement envers vos semblables détermine votre(…)»,  lance Dr Dansa Kourouma.

« Ce qui est important pour moi, la série de liberté doit atteindre tous les détenus d’opinion. Ceux qui ont été arrêtés pour des actes criminels prouvés par une décision de justice, ils doivent purger leur peine. Ceux qui sont arrêtés pour des raisons d’opinion ou qui se sont opposés au troisième mandat ou à la modification constitutionnelle sont des prisonniers d’opinion. Tant qu’il y aura un seul prisonnier d’opinion en Guinée, la réconciliation, le dialogue sera impossible » a-t-il martelé.

Avec kalenews

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