Saloum Cissé raconte du n’importe quoi à l’assemblée générale du RPG

L’ancien vice-président de l’Assemblée nationale, Saloum Cissé, a fait des déclarations qu’il devrait rectifier car, elles ne sont pas exactes. 

En déclarant à l’Ag du Rpg arc-en-ciel que « nous (parlant du Rpg) avons lutté politiquement pour avoir le pouvoir dans la légalité la plus absolue. On n’a pas pris des cailloux, ni de coupes-coupes ou fusils. La lutte n’était pas facile à l’époque,  mais nous avons travaillé avec une certaine habileté politique ; aujourd’hui, le RPG est au pouvoir », ce Secrétaire général du Rpg, militant de la première heure, exagère sur le rôle du Rpg sur l’échiquier politique guinéen.

Le Rpg a lutté aux côtés d’autres formations comme l’Union pour une nouvelle République (Unr) de Bah Mamadou ‘’Banque mondiale’’, l’Union pour le Progrès et Renouveau (Upr) fusion de l’Unr de Bah Mamadou et le Parti pour le Progrès et le Renouveau (Prp) de Siradiou Diallo, l’Union des Forces Républicaines (Ufr) de Sidya Touré et l’Union des Forces démocratiques de Guinée (Ufdg) aujourd’hui dirigée par Cellou Dalein Diallo, sur recommandation de feu Bah Mamadou. Le Rpg était fini en 1998. Qu’il se rappelle très bien qu’en décembre 1998, le Chef du Rpg fut arrêté à Piné et emprisonné par le régime du Général Conté qui s’est octroyé une victoire remportée, sans nul doute, par Bah Mamadou ‘’Banque mondiale’’.

Un lobby et une armée

Tout le monde sait comment ont été fabriqués les résultats de l’élection présidentielle de 2010. Sidya Touré a été éliminé alors que certains le voyaient aller au deuxième tour et même remporter l’élection. Alpha Condé avait son lobby (Blaise Compaoré du Burkina Faso, Abdou Diouf, ancien Président du Sénégal en sa qualité de patron de l’Oif et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères. Et en dehors de ce lobby, il avait l’Armée.

Sékou Souapé Kourouma, membre du Bureau politique du Rpg, a dit à maintes reprises qu’il a dirigé la rébellion du Rpg. Comme on l’avait dit sur Siradiou Diallo en novembre 1970, si Alpha Condé a organisé une rébellion au début de ce siècle, c’est dans le but de libérer du système politique en place et non contre les Guinéens. Prendre les fusils pour libérer son peuple n’est pas un crime.

Que Saloum Cissé se rappelle qu’en septembre et octobre 2010, la campagne menée contre les militants et sympathisants a fait des victimes, dont des morts, en Haute Guinée. La chasse aux peulhs avait provoqué le déracinement de nombreuses familles installées depuis des générations dans cette région. C’est le Rpg et ses alliés qui avaient inventé ‘’le complot à l’eau empoisonnée’’, source de cette action d’ethnocentrisme primaire. Le Rpg est-il un parti de paix et de dialogue ? Non M. Saloum Cissé. Le président Alpha Condé a appelé à l’affrontement.

Le malheur dans tout ça, c’est qu’il cherche toujours à ethniciser ces pratiques au point d’en faire un modèle de gestion du pouvoir. Regardez le nombre et les origines des ministres, des état- majors, des directions nationales, des ambassades. Vous ne gagnez pas les élections ; vous trichez. Et si vous étiez pour la démocratie, vous n’auriez pas cherché à imposer une nouvelle constitution pour que votre chef soit président à vie. Mais comme Dieu ne dort pas, la liste électorale que vous avez fabriquée est décriée à travers le monde.

Referendum du 28 septembre 1958

Lors du referendum de 1958, il y avait à peine le téléphone dans le monde. Des élections transparentes ont pu être organisées sans problème dans tout l’espace français (France métropolitaine et ses colonies, la Guinée comprise). Seule la Guinée, dont pratiquement la moitié des électeurs étaient des peulhs, a voté à 95 pour cent contre la communauté proposée par De Gaulle.

M. Saloum Cissé a raison de dire que «la Guinée a eu son indépendance sans prendre les armes. Elle a eu sa souveraineté sans insulter qui que ce soit. Nous devons donc être conséquents avec nous-mêmes pour que la Guinée sorte de l’ornière». Mais Saloum Cissé doit être honnête.

Depuis le 28 septembre 1958, et particulièrement en novembre 2010, aucune élection libre, démocratique ne s’est déroulée en terre guinéenne. Tout le monde sait comment s’est déroulé l’entre deux tours de la présidentielle, au cours duquel le candidat de l’Ufdg, qui aurait gagné dès le 1er tour, a été victime de tricherie organisée par le Lobby d’Alpha Condé et l’Armée sous ordre du Général Sékouba Konaté… Lire la suite sur Guinafnews.info en cliquant ici.

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