Repos biologique : fumeuses, vendeuses et clientes se plaignent des prix du poisson sur le marché

Entamé depuis le début du mois d’août, le repos biologique, affecte des fumeuses et vendeuses du poisson dans les différents marchés de Conakry.

L’arrêt de la pêche pendant la période de reproduction des poissons a ainsi eu pour conséquence directe la rareté, entraînant ainsi une augmentation des prix sur le marché.

Et pour se procurer cette denrée consommée par la majorité de la population, il faut mettre la main à la poche en cette période de crise sanitaire.

Interrogé par mosaiqueguinee.com, certaines d’entre-elles ont confié ce à quoi elles sont confrontées au quotidien.

« Si nous partons dans les différents débarcadères pour chercher du poisson, difficilement nous gagnons car en cette période ce n’est pas du tout facile. Et pour le revendre, c’est un autre problème parce que, les clients se plaignent en disant que c’est trop cher de diminuer. Pourtantce n’est pas nous aussi», explique une vendeuse de poisson.

Une fumeuse qui achète du poisson au niveau des débarcadères de Conakry relate qu’elle revend parfois sans intérêt.

« Defois nous gagnons du poisson maisde très petits poissons avec un prix de trois cent mille, quatre cent mille ou plus la moitié du seau et nous venons les fumernousmêmesavec toutes les difficultés du monde surtout en cette saison de pluie aussi.Nous aussi, quand nous venons nous sommes obligés d’augmenter les prix pour avoir au moins un peu d’intérêt.Etcertains clients n’aiment pas ce qui est petit parfois même, nous ne parvenons pas à gagnernotre intérêt. En cette période de repos biologique, nous arrivons difficilement à nourrir nos familles», confie-t-elle.

Les clientes rencontrées dans certains marchés de la capitale Conakry se plaignent à leur tour de la hausse des prix du poisson sur le marché.

«Le poisson est très cher. Si tu achètes un petit poisson à dix mille ou quinze mille voir vingt et que ta dépense est à 25 mille, comment est–ce que tu vas faire pour acheter le reste du condiment. Donc en ce moment, ce n’est pas facile pour nous. Nous demandons à l’État de revoir cette situation», a invité cette mère de famille.

Avec Mosaïqueguinee

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