Présidentielle de 2020 : l’alternance est un bonheur et non un malheur…, par (Alhassane Camara, Juriste )

L’alternance offre une virginité réelle à la Démocratie au sein de la République. En plus, elle galvanise le bien-être de chaque citoyen et citoyenne d’un État, l’alternance est un bonheur et non un malheur par contre la dictature détruit l’État et deshumanise la personne humaine avec une précarité pire que la mort, les illustrations pour cela sont foisonnantes : Cameroun, Centrafrique, Niger etc… Livrent des spectacles tristes et terrifiants.

Pourtant, tous ces États ayant consacré et prévu la limitation du Mandat présidentiel dans leur Constitution respectives ne s’empêchent pas de faire fléchir et constiper la Démocratie en mettenant le Président au-delà de son mandat renouvelable qu’une seule fois.

Ce principe verrouillé par le peuple à travers ses représentants au parlement . En dépit de ce cadre juridique sécurité, certains chefs d’État n’hésitent pas à modifier la constitution, les dégâts sont énormes et effroyables… Le cas de la République de Guinée dégage une réalité tragique et honteuse
d’où , les institutions républicaines sont modelées et taillées sous mesure pour soulager la dictature en mettant desastreusement la Démocratie en berne.

En effet,L’élection présidentielle devrait être organisée en cette fin d’année, selon en tout cas, le calendrier électoral en Guinée. Mais avec cette configuration, même si ces élections ont lieu, il est fort probable que l’opposition qui dit ne pas reconnaître les institutions issues de la nouvelle Loi fondamentale, mais aussi la légitimité du président de la République va-t-il prendre part ? J’en doute fort. Par ailleurs, la mise en place des institutions, notamment, celles concernées pour l’organisation d’une élection présidentielle transparente apaisée et crédible est viciée.

Quand, le pouvoir judiciaire agit en fonction de la pulsion naturelle de l’exécutif alors qu’il est sensé de trancher impartielllement les contentieux électoraux et de veiller au déroulement régulier et légal des élections, c’est un problème, quand, le fichier électoral de la CENI est truffé d’irrégularités pourtant levier fondamental pour une élection inclusive …

Les conseillers municipaux et de quartiers cooptés imposés dans la plupart des mairies et quartiers de Guinée qui devraient êtres élus permettant d’assurer le bon fonctionnement de la Démocratie locale affichent déjà leur militantisme en faveur de la dictature. C’est un problème ça aussi.

En outre, il faut régler toutes ces questions pour l’organisation d’une élection présidentielle apaisée afin d’endiguer les frontières de méfiance entre le Peuple les institutions pour planter « un arbre » promoteur d’un futur radieux . J’ai dit.

Par Alhassane Camara, Juriste

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