Pompeo estime que Hong Kong ne mérite plus ses privilèges commerciaux avec les États-Unis

Le chef de la diplomatie américaine, Make Pompeo, a affirmé ce mercredi devant le Congrès que Hong Kong ne jouissait plus de l’autonomie vis-à-vis de Pékin qui lui permettait de bénéficier d’un statut commercial préférentiel.

C’est la première riposte américaine à la loi controversée sur la « sécurité nationale » à Hong Kong que le Parlement chinois s’apprête à voter. Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a affirmé mercredi 27 mai devant le Congrès que l’ancienne colonie britannique ne jouissait plus de l’autonomie promise vis-à-vis de Pékin, et donc ne pouvait continuer à bénéficier de privilèges commerciaux avec les États-Unis.

« Aucune personne sensée ne peut soutenir aujourd’hui que Hong Kong conserve un haut degré d’autonomie par rapport à la Chine, au vu des faits sur le terrain », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Mike Pompeo a une nouvelle fois dénoncé l’intention de la Chine « d’imposer de manière unilatérale et arbitraire » la loi sur la « sécurité nationale » qui vise officiellement à interdire le terrorisme, la sécession, la subversion et l’ingérence étrangère.

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« Cette décision désastreuse de Pékin n’est que le dernier d’une longue liste d’actes qui sapent fondamentalement l’autonomie et les libertés de Hong Kong, et les promesses faites par la Chine elle-même au peuple de Hong Kong » dans le cadre de textes internationaux, a-t-il estimé.

Révocation du statut commercial de Hong Kong

Selon une loi adoptée l’an dernier par le Congrès des États-Unis, le secrétaire d’État était tenu de « certifier » si le territoire jouissait toujours de son autonomie. Il a donc décidé que ce n’était pas le cas.

« J’ai certifié au Congrès que Hong Kong ne continuait pas à mériter le même traitement » que Washington lui octroyait jusqu’ici, a-t-il expliqué, remettant ainsi en cause le statut commercial préférentiel accordé à l’ex-colonie britannique en raison de son autonomie.

Concrètement, l’administration de Donald Trump devrait ainsi révoquer officiellement ce statut commercial spécial.

Dans ce climat explosif entre les deux premières puissances mondiales, le Congrès américain devait en outre adopter mercredi une loi pour sanctionner des responsables chinois pour « l’internement de masse » des musulmans ouïghours.

Avec AFP

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