Organisation de la présidentielle : Aliou Condé (UFDG) tire à boulet rouge sur la CENI

Aliou Condé, l’un des vice-présidents de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition, accuse la commission électorale nationale indépendante (CENI) d’être aux ordres du pouvoir.

Parlant de la présidentielle prévue en octobre prochain, dans un entretien qu’il a accordé ce mardi à la radio Espace FM, l’opposant a affirmé que l’institution en charge de l’organisation des élections en Guinée est inféodée au régime du président Alpha Condé. Ce qui, selon lui empêche le bon fonctionnement cette institution censée être indépendante.

« Ce qui n’a pas fonctionné c’est le management au sein de l’institution. Quand la CENI obéit aux ordres. En Guinée on donne des ordres au président de la CENI, il n’est pas autonome. Le fichier de la CENI est travaillé à la villa 33, aucun commissaire de la CENI n’y a accès. C’est là-bas qu’on fait toute la cuisine. On dit qu’on a fait de dédoublonnage alors  que ça n’a pas été fait. On a assaini le fichier alors que ce n’est pas fait  et ce site central n’obéit pas à la CENI », a déploré l’ancien Ministre des Transports de Lansana Conté.

L’absence des partis de l’opposition dont l’UFDG à la première réunion du Comité Interpartis (CIP) axée sur le chronogramme de la présidentielle a été vigoureusement dénoncée par des responsables du parti au pouvoir et de la CENI.

En ce qui concerne son parti, Aliou Condé a fait savoir que la fixation de la date des élections avant cette rencontre du comité interpartis est la principale cause de son absence autour de la table des discussions.

« Jamais on a travaillé comme la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est en train de le faire. Jamais la date des élections n’a été fixée au premier coup. Chaque fois pour la préparation des élections, la CENI organise des ateliers et invite tous les partenaires techniques qui financent le processus électoral, les acteurs politiques, la société civile à une rencontre où elle présente le chronogramme. Dans ce chronogramme, il n’y a pas de date mais l’ensemble des activités qui doivent être développées pour aller aux élections, à partir d’une période fixe qui n’est pas encore fixée. (…). Cette fois-ci l’exercice a été le contraire. La CENI a fixé d’abord la date, le 18 octobre, et maintenant faire marche-arrière pour voir quelles sont les activités qui peuvent se dérouler durant cette période », a-t-il justifié.

Pour Aliou Condé, il est inacceptable d’aller à une élection importante comme la présidentielle pendant que la crise provoquée par le double scrutin demeure.

Avec Guinee114.com

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