Opposition politique : Bah Oury assume « haut et fort » sa présence dans le cabinet du chef de file

Le président de l’union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG), Bah Oury, fait désormais partie des membres du cabinet du chef de file de l’opposition. Une démarche désapprouvée cependant par certains dans la classe politique guinéenne.

Ces derniers estiment que le leader de l’UDRG comme d’autres opposants politiques sont en train de faire volte-face en s’alignant derrière un chef de de file de l’opposition issu d’une élection qu’ils ont boycotté.

Interrogé par nos confrères de Lynx FM dans l’émission Œil de Lynx ce mardi, 23 février 2021, l’ancien vice-président de l’UFDG dit avoir pris acte de la « réalité ».

« Il est tout à fait normal que l’UDRG qui entend être une force politique majeure dans ce pays puisse répondre favorablement, suite à une invitation de Mr le chef de file de participer aux discussions, aux travaux au sein du cabinet de l’institution de chef de file de l’opposition. Et c’est un honneur parce que par ce biais nous pouvons faire prévaloir des idées, des revendications, des préoccupations pour que l’espace politique guinéen puisse être beaucoup plus civilisé, responsable, constructif, fraternel, convivial et qu’on ne puisse plus avoir des gens emprisonnés, tués pour des faits politiques », a lancé le président de l’UDRG tout en magnifiant le caractère de Mamadou Sylla, président de l’UDG et chef de file l’opposition.

« À partir de ce moment-là, nous avons pris acte de la réalité. Mr Alpha Condé est de fait l’interlocuteur privilégié de la communauté internationale et nationale. C’est lui qui exerce l’autorité sur l’ensemble des institutions du pays. Nous avons pris acte du fait que Mr Alpha Condé est le Président de la République de la Guinée.

À partir du moment où vous prenez acte qu’est-ce que vous allez faire? Vous allez bouder dans votre coin en disant tout ce qu’ils font ne m’intéresse pas? Alors que la vie est en train d’être très difficile pour nos compatriotes, que les frontières sont fermées, que des gens sont emprisonnés, que des gens meurent en prison, que la pauvreté s’intensifie? Nous n’avons pas le droit de croiser les bras et dire on laisse faire comme si on souhaite que le pays sombre. Nous avons l’obligation d’être là où il faut pour redresser tout ce qui ne va pas dans le bon sens et dans l’intérêt du pays. Et avec Mr le chef de file de l’opposition qui a montré son souci de contribuer à ramener le calme et la sérénité, nous nous sommes dit qu’avec lui on peut marcher ensemble pour ramener la sécurité et la stabilité dans notre pays et contribuer à l’émergence d’une autre façon de faire la politique ici et que ça ne soit plus des guerres fratricides comme certains nous l’ont habitués pendant plusieurs années », a-t-il expliqué.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :