Nouvelle AN : les femmes et les jeunes députés réclament les deux tiers des postes du bureau et des commissions

Ils appellent cela, la rupture avec le passé.

Dans notre enquête consacrée aux nouveaux élus, plusieurs jeunes et femmes de la mouvance nous ont clarifiés leur position concernant la composition des organes de l’Assemblée nationale, notamment le Bureau et les commissions permanentes.

C’est dans la logique d’aider le Chef de l’État en faveur des jeunes et des femmes à qui, il a dédié son second mandat, disent-ils.

Une dédicace renforcée dans la nouvelle Constitution adoptée le 22 mars dernier par référendum avec plus de 89% des suffrages, selon la Cour constitutionnelle.

Cette idée se trouve dans l’alinéa 3 de l’article 9, relatif à la parité homme/femme, en tant que objectif politique et social de la République.

Le constat réel est que, contrairement à la législature passée, la nouvelle Assemblée nationale regorge un grand nombre de jeunes et de femmes bien formés et éveillés, en tout cas sur le CV, pour jouer pleinement leurs rôles tels que prescrits dans la législation guinéenne. Ils se disent tous prêts à accompagner le PRAC, qui pourra mettre qui il voudra à la tête de l’Assemblée mais à la seule et unique condition que ce ne soit pas un prétentieux, confient-ils.

Cependant, s’agissant des 15 autres membres du Bureau de l’Assemblée nationale, leur calcul est clair et non négociable :

– cinq (5) pour le 3 ème âge dont 2 femmes ;

– cinq (5) pour les jeunes dont une jeune;

– cinq (5) pour les femmes dont 3 jeunes dames.

En effet, c’est un bureau composé, outre du Président, de 7 vice-présidents, de 6 Secrétaires parlementaires, et 2  de Questeurs.

Ils demandent à ce que ces deux postes de Questeurs soient uniquement occupés par un jeune homme et une jeune dame. C’est le nerf de la guerre.

Ils accusent l’ancien questeur de ne pas être très coopératif avec parfois un ton qui frise le mépris. Ils ne veulent donc plus le voir à la tête de ce poste.

Ils l’ont mis dans un document qu’ils comptent transmettre au Chef de l’État avant la première rencontre avec ce dernier. Afin que ce dernier ne soit pas surpris de leur attitude au moment de la composition du BUREAU.

En ce qui concerne les commissions permanentes, ils réclament la tête de 7 des 13 organes.

Bref, ils réclament la parité à tous les niveaux pour le bon fonctionnement de l’institution cette fois-ci.

Selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale,  ces organes doivent être renouvelés chaque année, mais au cours de la législature passée aucun renouvellement n’a eu lieu.

Conséquence, au niveau du bureau, il n’y avait qu’un seul jeune l’Honorable Bakary Diakité.

Encore qu’au niveau des Commissions, aucun jeune n’a été a priori à la tête d’une commission, sauf après la mort de l’honorable Diawo Kanté, que l’honorable Habib Baldé s’est vu confié la Commission des affaires étrangères, a-t-on appris.

Autre information non moins importante, le bureau est l’organe incontournable à l’Assemblée nationale, dans la mesure où, selon les dispositions du règlement intérieur de l’institution, cet organe assiste le Président dans la direction de l’Assemblée.

Le Bureau a tous les pouvoirs, sous l’autorité du président, pour régler les délibérations de l’Assemblée nationale, organiser les services dans les conditions déterminées par le règlement intérieur et les autres textes structurants, qui d’ailleurs ont été élaborés mais pas appliqués réellement par le bureau sortant.

Les commissions sont le lieu par excellence du travail parlementaire. C’est là que l’essentiel du travail est fait sur les textes avant qu’ils ne viennent en plénière pour le vote.

Egalement, ce sont les commissions qui représentent l’instrument efficace pour assurer la fonction de contrôle politique et de contrôle interne.

Avec Mosaïqueguinee

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