Moustapha Naité dévoile ‘’pourquoi la route Le Prince résiste plus que l’autoroute Fidel Castro…’’

Le ministère en charge des Travaux publics a organisé vendredi une session d’informations et d’échanges avec des hommes de médias. Moustapha Naité, le patron dudit département, a dévoilé des facteurs qui favorisent la dégradation des infrastructures routières.

A Conakry, le ministre a fait remarquer que la route Le Prince, communément appelée Hamdallaye-Bambeto-Cosa-Enco5-Wanindara, résiste mieux que l’autoroute Fidel Castro. Et, selon Moustapha Naité, cela ne dépend pas de la qualité de l’ouvrage.

‘’Sur la route Le Prince, l’eau ne stagne jamais. De Hamdallaye jusqu’à Sonfonia, c’est la même chose. Si l’eau ne stagne pas, la route ne se dégrade pas. C’est seulement au niveau des carrefours qu’on constate des dégradations sous l’effet des gros porteurs. Ce n’est pas parce que cette route est mieux faite que les autres’’, explique-t-il.

Le ministre Moustapha Naité affirme que le deuxième élément qui dégrade une route, ‘’c’est l’effet des gros porteurs. Un poids lourd surchargé équivaut à 1000 véhicules légers.  Même s’il s’agit seulement d’une demie tonne’’, renseigne-t-il.

Aussi, fait-il remarquer, l’autoroute Fidel Castro est plus pratiquée par les gros porteurs que la route Le Prince. ‘’Nous pratiquons tous la route Le Prince. C’est rare de voir des camions qui y passent. Parce que c’est en montage. Comme c’est en montagne, les camions ne vont pas là-bas. Rares sont les camions qui empruntent cette route. Ils préfèrent tous prendre l’autoroute’’.

‘’Les cimentiers sont sur l’autoroute [Fidel Castro]. Ils n’empruntent pas Le Prince parce que ça coute cher en termes de carburant. Donc la route Le Prince ne connait pas autant d’agressions. Mais à un moment donné, on est obligés de faire la réhabilitation pour que la route continue à résister’’, indique le patron des Travaux publics.

‘’Voilà pourquoi le Prince résiste plus que l’autoroute Fidel Castro’’, précise-t-il, tout en soulignant que la durée d’une route dépend de son exploitation. ‘’Vous pouvez construire la meilleure route, si dans son exploitation, il y a des véhicules surchargés qui passent là-dessus, ça devient très difficile. S’il y a l’eau qui stagne là-dessus, ça devient difficile. Et si l’entretien courant n’est pas assuré, la route ne peut pas tenir très longtemps’’, résume M. Naité.

Source: VisionGuinee.info

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