Mois de l’enfant : cri de cœur d’enfants déshérités, hébergés dans des centres d’accueil de Conakry

Confrontés aux réalités de la vie, à cause parfois de la mort de leurs parents, plusieurs enfants finissent par être accueillis dans des orphelinats.

Dans certains de ces centres d’accueil, la situation de ces tous petits ne change pas pour autant. Bien qu’ils soient pris en charge, beaucoup d’entre eux peuvent se retrouver dans des difficultés.

Les gestionnaires de ces lieux, manquent souvent de moyens financiers pour subvenir à tous leurs besoins.

À l’occasion de la célébration du mois de l’enfant, un de nos reporters a sillonné quelques orphelinats de Conakry, afin de s’acquérir des réalités que traversent les enfants qui y vivent.

Rencontré à cet effet, le président-fondateur de l’ONG « Aide aux enfants déshérités de Guinée », peine aujourd’hui à joindre les deux bouts pour donner le sourire à ces enfants.

Selon Ibrahima Saïkou Diallo, alias CIA, cette situation serait due à la charge à laquelle il fait face.

« … J’ai plus de 48 enfants qui vivent aujourd’hui sous mon toit, certains exercent des métiers, toutes les filles vont à l’école et elles sont suivies de près. À part la nourriture, les habits, les frais de scolarité et autres besoins, je paye 3.000.000 chaque mois pour la location. Bien que nous bénéficiions des aides de la part des bonnes volontés, nous souffrons beaucoup », a-t-il expliqué

Vivant dans cet orphelinat depuis tout petit, Amadou Saïkou Diallo, traverse aujourd’hui un véritable calvaire pour se procurer de tout ce dont un enfant a besoin.

« Je suis élève, en même temps je suis soudeur. Avec nous ici, les choses ne sont pas faciles. Nous sommes en manque de nourritures, pas d’habits et nos frais de scolarité, difficilement nous les gagnons », a-t-il dénoncé

Même son de cloche du côté de l’orphelinat « Humanisme sans frontières »

Là-bas, Joseph Faya Tinguiano, a mis l’occasion à profit pour apprendre ses enfants en ce moment de petits congés

« …Chez moi ici, le nombre d’orphelins varie d’année en année, mais cette année j’en ai 21 dont 18 en situation de classe. Nos difficultés sont énormes, mais les principales pour mon orphelinat, c’est d’abord la recherche du quotidien, ensuite il y a le problème de scolarisation et enfin le problème d’hébergement pour la sécurité de ces enfants. En cette période de congés, j’en profite pour donner des cours à mes enfants », nous a-t-il confié

Contrairement à la situation d’Amadou Saïkou Diallo, Cécile Millimono, pour sa part, a assuré qu’elle vit bien. Elle s’est aussi réjouie de la gentillesse dont fait preuve son tuteur.

« Tout se passe bien ici avec papa Tinguiano, il est très gentil avec nous et nous il nous traite aussi très bien », a-t- elle laissé entendre

À ajouter que, toutes ces personnes rencontrées sollicitent l’aide des autorités en ce moment de vache maigre pour elles.

Avec Mosaïqueguinee.com

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