Mohamed Camara : « Rien n’est plus important que la paix entre les citoyens… » (Plaidoyer)

Il n’est jamais trop tard d’engager le dialogue jusqu’à la dernière minute à l’instar des dures négociations du passé entre les syndicats, le patronat et le gouvernement tard dans les nuits au Palais du peuple pour trouver de justesse, la solution de sortie de crise. Ce fut le cas lors de l’intervention salvatrice de la République de Guinée en République sœur de Gambie.

Dire que c’est trop tard, c’est opter pour l’enlisement de la crise en disant aux parties prenantes que grand bien leur fasse et oublier subitement que la paix est dans l’intérêt de tous.

En tant que citoyens, nous devons mettre en application la citation d’Albert Einstein selon laquelle : « Une personne intelligente résout un problème. Une personne sage l’évite ». Tout problème entre les humains a une solution. Rien n’est tard avec la volonté de solutionner.

Entre aller coûte que coûte aux élections en pleine crise non résolue avec le refus de dialoguer et  espérer ouvrir un dialogue propice après lesdites élections, il est préférable et plus productif d’ouvrir le dialogue afin de s’entendre sur un minimum indispensable bien avant.

Il faut un dialogue imminent au cours duquel, les parties prenantes devront atténuer fortement leurs exigences ou leurs positions extrêmes de part et d’autre en acceptant le report des élections, la participation inclusive pour ne pas que la 9èmelégislature souffre de légitimité en partie, l’option pour la révision constitutionnelle en lieu et place du changement constitutionnel,….

Bref, trouver un compromis dynamique sans compromission.

En guise de rappel, les législatives de 2013 ont eu lieu à la 6ème date après le 29 décembre 2011, le 8 juillet 2012, le 30 juin 2013, le 28 juillet 2013, le 24 septembre 2013 et enfin le 28 septembre 2013. La 5ème date pour la tenue des législatives avait été fixée au 24 septembre 2013 avant d’être reportée quatre (4) jours seulement après au 28 septembre 2013, pour un bon déroulement. Il en a été de même pour le 2ème tour des élections présidentielles de 2010, qui a eu lieu 133 jours après le 1er tour, alors que le délai légal est de 14 jours.

Tout cela était certes dû au non-respect des lois de la République, mais il visait tout de même, à préserver la cohésion sociale qui est la finalité du droit.

L’argent dépensé par la CENI est certes important. Le matériel électoral déployé peut être soigneusement gardé pour favoriser le dialogue aux fins d’élections plus inclusives et apaisées.

Il faut éviter l’accumulation de frustrations et la cristallisation de rancœurs politiques qui risquent d’être reportées sur les élections présidentielles à venir. Etant donné que chaque camp voudra jouer son va-tout pour le maintien ou la survie selon les tendances politiques.

Rien n’est plus important que la paix entre les citoyens pour le bien de toutes et tous.

Mohamed CAMARA, Juriste.

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