Mendicité, mode d’emploi !

Conséquence d’une paresse ou handicap, la mendicité est de nos jours une pratique courante qui se pratique à ciel ouvert. Les lieux publics notamment les devantures mosquées, les marchés, les carrefours et autres places publiques constituent les points de concentration de ces miséreux qui ne reculent devant rien.

Au rond-point de Hamdallaye, Mariama Diallo accompagnée de ses trois enfants y passent la journée. « Je suis manchot et veuve depuis sept ans maintenant. Mon mari avait commencé à construire une maison pour nous. C’est la finition qui restait quand il nous a quittés. Sans métier et autres moyens pour faire le commerce, j’ai commencé à mendier.

Nous venons ici pour chercher l’argent et nourrir nos enfants. Il y a des bonnes personnes qui nous donnent. Certains voisins parfois nous apporter à manger et des habits. Ce n’est pas parce que j’aime quémander mais aujourd’hui, je ne peux rien faire comme travail. Le jour où mes enfants qui sont à l’école vont grandir ou bien quand nous allons avoir un soutien, ne serait-ce que pour le manger, vous n’allez plus nous voir dans la rue pour demander assistance », confie-t-elle.

De son coté, M’mah Sacko, 30 ans, soutient qu’elle vit dans la cité de solidarité depuis le dernier déguerpissement par l’Etat en décembre 2013. « Nous sommes nombreux dans cette cité, il manque de places. L’Etat nous a abandonnés. Nous ne peut pas rester sur place et gagner de quoi manger. Le matin. Je veux que les enfants étudient ou apprennent un métier. Mais la situation actuelle n’est pas favorable. A chaque fois que je vois un maitre de garage, il me pose le problème de logement et de manger, c’est à moi d’assurer pour l’enfant », se lamente-t-elle.

Au pont de Madina, ils sont nombreux à occuper l’espace. Ici, les petits jouent à la vedette. Âgés de 6 à 13 ans, ces petits souvent des Albinos mettent mains sur toutes les personnes qui passent à ce
niveau. « J’étais avec ma copine quand une fillette albinos est venue prendre ma main. Je n’y pensais même pas. Ce sont mes cris qui ont
alerté mon amie. Cela n’a pas fait reculer cette petite qui tenait toujours ma main», décrit une dame préférant garder l’anonymat.

Elhadj Bangoura

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