Massacre du 28 septembre 2009 : CGCPI réitère son appel à la tenue du procès

La coalition guinéenne pour la cour pénale internationale (CGCPI) était face de la presse ce mardi, 6 avril 2021, à Conakry. Le soutien à la cour pénale internationale (CPI) en proie aux critiques et menaces de certains de ces pays membres, et la tenue du procès des massacres du 28 septembre 2009 étaient essentiellement à l’ordre du jour.

Dans son discours liminaire, Maître Hamidou Barry a rappelé l’importance de la création de la CPI. « Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale après le tribunal de Nuremberg ce qui s’est passé au Rwanda, en Sierra Leone, en Yougoslavie etc., c’est la première fois que l’humanité a pu mettre en place une juridiction pénale internationale permanente. Donc c’est un bijou pour l’humanité que nous, nous soutenons. Et c’est ce qui fait que depuis que la cour a été créée, il y a quand même beaucoup de crimes de masse qui ont diminué dans le continent africain ; même si on a les djihadistes. Mais quand même les Etats, en tant qu’Etat, une personne morale organisée, il n’y a pas tellement de crimes de masse, il y a des crimes individuels », a dit le président de la Coalition guinéenne pour la CPI.

Parlant des massacres du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom, en banlieue de Conakry, l’avocat s’est dit très optimiste quant à la tenue du procès.

« De tout temps nous soutenons que le procès des massacres du 28 septembre se tienne en Guinée. Pourquoi ? Il y a beaucoup de victimes, il y a aussi le temps écoulé treize (13) ans, quatorze (14) ans bientôt. Donc si on envoi l’affaire à la CPI ça va faire dix (10) ans quinze (15) ans, trente (30) beaucoup de victimes, voir même d’acteurs seraient fatigués ou seraient morts. Aussi l’instruction est terminée dans le dossier du 28 septembre. Nous constatons que le bâtiment qui doit abriter le procès est presque fini. En tout cas en ce qui concerne les murs. Nous espérons que ce n’est plus qu’une question de mois pour qu’on commence le procès des massacres du 28 septembre. Et cela servira d’exemple, cela aussi permettra de lutter contre l’impunité dans notre pays. Cherchons surtout aussi à ce que toutes les autres affaires que sont le camp Boiro, les évènements de janvier et février 2007, les bacheliers de 2006 etc… Tout ce qui s’est passé en Guinée qu’on mette ça dans un seul paquet et que nous partions à la réconciliation nationale pour qu’il n’y ait jamais ça », a demandé l’avocat.

Avec Guinee114

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