Manifestations à Kankan : le risque d’un effet domino, plane sur toutes les villes de la région

Depuis près d’un mois, un brin d’explosion de rage contre le ‘’mal-vivre’’ général en Guinée, s’empare des populations de certaines villes de la haute Guinée. Les raison sont toutes évidentes et sans équivoques.

C’est la non tenue par le Président de la République, de l’essentiel de ses engagements pris vis-à-vis des populations de ces différentes localités, alors opposant, ensuite dans la plénitude de l’exercice de la haute autorité du pays.

Les manifestations qui en découlent, ont commencé à Kouroussa, la ville natale du Chef de l’Etat, une préfecture qui broie du noir et qui manque presque de tout.

C’est d’ailleurs tout comme, partout dans cette région élargie à la région forestière. Là-bas, chez Camara Laye, les jeunes ont battu le pavé avec des réclamations claires, qui concernent dans un premier temps, l’électrification de leur ville.

Puis, c’est à Kankan où ce qui a été réclamé et promis chez les voisins, trouvera une très forte résonnance politico-médiatique.

A la différence de Kouroussa qui a tempéré au gré de nouvelles promesses, Kankan, par contre, veut du concret après en avoir eu plein les oreilles, des promesses captieuses à propos du sujet qui les révolte.

A rappeler que depuis son avènement au pouvoir, le Président de la République, à travers ses émissaires impromptus au discours incohérents, a toujours juré de donner au plus vite, le courant à Kankan, l’un de ses fiefs électoraux les plus fidèles.

Coïncidences ou pas, mais ces campagnes de sensibilisations sur fond de promesses, interviennent toujours la veille d’une échéance électorale, dans le but de maintenir le vivier électoral frustré dans leur giron.

A rappeler qu’il en a eues bien d’autres avec l’opposant Alpha Condé et ces fiefs, au gré de leur engagement politique, des fiefs qui, à l’époque, ont refusé toute compromission avec le pouvoir d’alors en rejetant tout de ce pouvoir.

Dix ans après, c’est toujours la même rhétorique hallucinante et tendancieuse pour calmer les frustrations. Ou encore, c’est pour passer par des cadres ressortissants en vue de faire ingurgiter à ces populations, de nouvelles promesses, qui à la fin, ne seront jamais tenues.

Pour éteindre les foyers de contestations, en conviennent des observateurs, la solution réside dans l’action et non dans les discours affectifs et stériles, ou encore moins dans l’implication des cadres ressortissants.

Le risque d’un effet d’entrainement dans la région est perceptible, car toutes ces localités ont les mêmes histoires et des réalités communes avec le pouvoir.

Pas de courant, ni eau et des infrastructures routières construites pour la plupart sous le régime Conté, qui ont fini par péricliter toutes.

Reste à savoir, quel va être le dernier secret du taulier de Sékhoutoureya, avide d’avoir un mandat de plus, pour avoir l’accompagnement de ces populations qui semblent sonner la fin d’une résignation.

Avec Mosaïqueguinee

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