L’UE déclare que les conditions d’organisation d’un ‘’scrutin sérieux et apaisé ne sont actuellement pas réunies’’ en Guinée

Les guinéens sont appelés aux urnes le dimanche 22 mars prochain pour élire leurs députés et se prononcer sur la nouvelle constitution. Après la CEDEAO, l’Union européenne vient de clarifier sa position. 

Dans une déclaration, Virginie Battu-Henriksson, la porte-parole du haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a indiqué que ‘’la Guinée aborde dans un contexte de polarisation extrême le double scrutin du 22 mars, élections législatives et référendum constitutionnel tel que décidé par le gouvernement’’.

Elle a tenu à préciser au nom de l’Union européenne que ‘’les conditions d’organisation d’un scrutin sérieux et apaisé, dont le résultat puisse être accepté par tous, ne sont actuellement pas réunies’’.

Intransigeante, l’Union européenne réaffirme son ‘’soutien total aux initiatives de la CEDEAO et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour amener les autorités guinéennes à organiser des élections crédibles et inclusives’’.

Elle encourage les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité face aux enjeux et défis auxquels est confrontée la Guinée.

Un peu plus tôt dans la journée, la Commission de la CEDEAO, sollicitée par le gouvernement guinéen, a opposé un niet catégorique au déploiement d’une mission d’observation tant que les élections ne seront pas inclusives.

Ce qui constitue un coup dur pour le pouvoir d’Alpha Condé qui espérait la venue des observateurs ouest-africains en Guinée après le report du double du double scrutin et de l’audit du fichier électoral par des experts de la CEDEAO.

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