Louise Mushikiwabo : ‘’c’est aux Guinéens de décider de ce qui se passe par rapport à leurs dirigeants’’

La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) n’a pas une position tranchée sur la question du troisième mandat en Guinée. La Rwandaise Louise Mushikiwabo -“conservatrice mais prête à casser les codes”- qui était l’invitée ce week-end du magazine INTERNATIONALES de TV5 a expliqué que c’est aux Guinéens de décider de ceux qui doivent être leurs dirigeants.

« Il est très important surtout venant de l’occident, de toujours penser qu’il y a des populations africaines, il n’y a pas deal si vous voulez entre l’occident et les chefs d’Etat africains. Les chefs d’Etat doivent répondre aux attentes et besoins des populations, c’est le plus important. Sur le plan politique, les premiers à décider de ce qui se passe par rapport à leurs dirigeants, c’est les populations africaines. Je vois ici en Occident que je connais bien, que parfois on a des formules déjà faites pour des pays africains, ça ne passe pas comme ça et ça ne devrait pas se passer comme ça. Donc c’est aux Guinéens », a expliqué la diplomate rwandaise.

Par ailleurs, la secrétaire générale de la Francophonie se dit satisfaite du fait que les experts de la CEDEAO aient tombé sur les mêmes conclusions que l’OIF qui s’était retirée du processus électoral guinéen, dans le cadre de l’organisation d’un double scrutin législatif et référendaire.

« Nous-même l’OIF étions très impliqués dans un dossier à caractère techniques mais très sensible puisqu’on travaillait sur les fichiers électoraux, nous avions une mission d’assistance, nous avons terminé notre travail, nous avons présenté un rapport avec des recommandations et moi personnellement, j’ai parlé au chef d’Etat guinéen et j’ai à travers mes représentants aussi interagi avec la commission électorale. Nous avions été invités après justement avoir tiré ces conclusions, sur un aspect qui est pour moi très problématique, puis qu’il touche au nombre d’électeurs mais heureusement la CEDEAO a été invitée avec ses experts et très heureusement les experts de la CEDEAO sont tombés sur les même conclusions que l’OIF et donc j’espère que la Guinée ne va pas se fâcher avec tout le monde », a-t-elle dit.

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