L’opposition appelle les guinéens à se lever pour empêcher la tenue des élections le 22 mars 2020

Reunie en plénière à la résidence du président de l’Union des forces républicaines (UFR), l’opposition a réagi vendredi à la fixation de la date du dimanche 22 mars prochain pour la tenue des élections législatives couplées au référendum constitutionnel.

A l’issue de la réunion à huis clos, Sidya Touré a indiqué à la presse que ‘’la CENI a prétendu avoir corrigé toutes les imperfections dans le fichier et fixé une date des élections. Un décret a été pris aujourd’hui pour convoquer le corps électoral’’.

Selon l’ancien haut représentant du chef de l’Etat, le rapport des experts de la CEDEAO sur l’audit du fichier électoral a ‘’démontré quelque chose d’extraordinaire. Sur 12 millions d’habitants, le recensement de la CENI a touché 11 millions d’électeurs. A part les étrangers, nous avons 100% de votants en Guinée alors que la moyenne dans la sous-région est de 42%. Automatiquement, ce genre de fichier, vous le prenez et le mettez à la poubelle’’.

L’ancien Premier ministre se demande comment un pays peut aller à des élections avec un fichier qui n’est pas fiable. ‘’Nous savons qu’il y a des problèmes politiques derrière tout cela. Non seulement, le tiers du fichier a été retiré, semble-t-il puisque nous n’avons aucune preuve que ça a été fait. S’ils ont élevé 2,5 millions d’électeurs dans le fichier central, les cartes d’électeurs ont déjà été émises, les électeurs ont été repartis dans les bureaux de vote qui n’ont pas changé’’, indique-t-il.

Logiquement, selon le leader de l’UFR, “si vous avez 7,7 millions d’électeurs pour 19.000 bureaux de vote, en enlevant le tiers des électeurs, ça veut dire que le tiers des bureaux de vote disparait. On devrait avoir 6000 bureaux de vote qui ont disparu. Mais rien n’a été signalé. Du jour au lendemain, vous convoquez le corps électoral pour aller aux élections’’.

Il dit à qui veut l’entendre que ‘’les élections législatives n’ont jamais été la préoccupation d’Alpha Condé. Son problème, c’est qu’il faut absolument faire le référendum avant que nous ne tombions dans les délais légaux au niveau de la CEDEAO qui empêcheraient cela. Il y a une course contre la montre sur les 30 jours qui arrivent. C’est pratiquement une course à mort. Nous récusons cette démarche’’.

Il indique aux guinéens qu’ils ont encore ‘’30 jours de combat à mener pour que l’affaire du 3ème mandat tombe à l’eau. Nous allons faire en sorte que les guinéens se lèvent pour qu’il n’y ait pas d’élections le 22 mars. Levons-nous et battons-nous contre le 3ème mandat’’.

Avec Visionguinee

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