L’erreur de l’UFDG dans les 10 dernières années s’appelle “Dialogue” tel qu’il est annoncé (Lamarana Yemberen)

Mes chers responsables, cadres, militants et sympathisants du parti, nous sommes en face de l’une des pires dictatures de l’Afrique ! Cette dictature qui se singularise par la répression de toute forme d’opposition et non respect des Droits de l’homme. Cette dictature qui a organisé des élections et fait falsifier des résultats. Qui a refusé la participation des Observateurs internationaux à la dernière consultation électorale ? Le culte de la personnalité, la parodie de procès, le dénie de justice, les abus de droits, la corruption et l’enrichissement illicite personnel, la politique de diviser pour régner et la propagande sont en quelques mots les maux dont souffrent les militants de l’opposition sous Alpha Condé.

Chers militants de l’UFDG, nous devons être soudés à jamais. La dictature avait pour objectif d’éteindre toute forme de contre-pouvoir en Guinée. C’est ainsi qu’il a réussi à anéantir les mouvements sociaux (Syndicats et Organisation de la Société Civile). Face à ce constat malheureux, les militants de l’UFDG doivent être fiers qu’ils soient la dernière barrière véritable contre le pouvoir Unique (inique) en Guinée. L’erreur monumentale de nos aînés avait été de renoncer à leur combat contre la dictature. La dictature ne se fuit pas, elle s’affronte….

Chers militants de l’UFDG, armons-nous de courage, unissons-nous derrière notre Commandant en Chef Mamadou Cellou Dalein Diallo et restons derrière la Direction du parti. Depuis quelques jours, nous avons assisté à la publication d’une Tribune venant de trois de nos vaillants responsables incarcérés injustement par la dictature d’Alpha Condé provoquant ainsi quelques incompréhension au sein de l’Opinion nationale. Mais très vite, la Direction du parti a sorti un communiqué précisant le contenu du texte de nos détenus. À l’UFDG, nous sommes convaincus de l’innocence de nos cadres et militants incarcérés. C’est pourquoi nous demandons voire exigeons un procès équitable. Nos valeureux cadres signataires de cette Tribune ne demandent nullement au parti de participer à cette offre de Dialogue qui n’aboutirait à rien.

Il convient de rappeler que chaque fois cette dictature commence à chanceler, son arme favorite consiste toujours à nous sortir le mot dialogue. Le dialogue a souvent permis au Commandant en Chef des putschistes de débaucher les cadres de l’opposition, de renverser une situation politiquement difficile et d’enfariner l’Opposition avec ce fameux Protocole d’Accords qui n’est jamais respecté. À présent, le despote ne compte sur aucun soutien crédible à l’International en l’occurrence les États-Unis, l’Angleterre et l’Union Européenne. Je voudrais rappeler que notre chef a toujours dit qu’il n’acceptera pas le chantage avec les prisonniers. Nous avons résisté depuis 2011 face à toutes les manœuvres de cette dictature pour nous déstabiliser. Si le Pouvoir était sincère, il aurait commencé à décrisper l’atmosphère en libérant les quelques 400 prisonniers politiques, faire des enquêtes sérieuses sur les tueries, traduire les responsables devant les tribunaux recenser les victimes des pillages des boutiques et magasins et les dédommager.

Le porte-parole du gouvernement avait déjà comparé la situation guinéenne à celle du Venezuela quand il disait «Au départ, les oppositions vénézuéliennes avaient refusé l’offre de dialogue du président Nicolas Maduro…Actuellement, c’est l’Opposition qui demande à l’État d’organiser le dialogue». Cette sortie était un signe annonciateur que le Pouvoir veut jouer sur la faiblesse de quelques cadres pour tenter d’imploser le parti.

Mais très malheureusement, l’UFDG est indomptable, imperturbable et unie derrière son Chef. Qu’est-ce que l’UFDG a à gagner avec ce Dialogue ? Probablement la libération des prisonniers politiques de la dictature Condé, la liberté de mouvement de nos leaders, l’autorisation des réunions et rencontres politiques et l’accès au siège du parti. C’est pourquoi, l’UFDG ne doit pas participer à ce dialogue de la HONTE. Et puis dialoguer pourquoi et sur quoi ? Sur quel sujet plus important que le changement de la Constitution guinéenne ? Sur quel sujet plus important que la justice pour les centaines braves jeunes guinéens suppliciés des quartiers de l’Axe ? Sur quel sujet plus important que la reconnaissance de la victoire de l’UFDG ? Celui qui vous propose le dialogue aujourd’hui pour légitimer son pouvoir et sa Constitution, est la personne qui dirige le pays depuis 2011 malgré les plus de 280 morts.

Faut-il attendre le dialogue pour faire la justice ? NON ! Il était là pendant que les boutiques et les magasins des citoyens supposés être de l’opposition sont cassés. Faut-il attendre le dialogue ? Faut-il dialoguer aussi pour l’installation des conseils de quartiers, de districts et de régions ?

Lamarana Yemberen

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