Le président de la CENI, Kabinet Cissé, sur les pas de ses prédécesseurs ?

Si la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de Guinée souhaite “organiser des élections inclusives, transparentes et apaisées”, comme l’a dit son nouveau Président, Kabinet Cissé, tout indique, malheureusement, qu’elle est train de prendre les voies et moyens qui ont mené le pays au fiasco électoral du 22 mars dernier.

Selon des analystes, Kabinet Cissé fera comme ses prédécesseurs : faire exactement ce qu’Alpha Condé et ses conseillers lui demanderont.

Après avoir indiqué que “jeudi 11 juin 2020, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a tenu à son siège, de 12 heures 31 minutes à 15 heures 25 minutes, une Plénière consacrée principalement à la fixation du cadre juridique de l’élection présidentielle de 2020 et les modalités d’assainissement du fichier électoral”, le successeur de Amadou Salifou Kébé, décédé en avril dernier, au lendemain de la proclamation des résultats du double scrutin controversé du 22 mars” a rapidement donné les signaux indiquant qu’il va marcher sur les pas de son prédécesseur et suivre à la lettre les directives du Palais présidentiel : organiser une nouvelle mascarade électorale comme l’ont faite toutes les Céni précédentes, en fabriquant des résultats en faveur de la Mouvance présidentielle.

Pour un analyste politique, “si les membres de la Céni désignés par la Mouvance présidentielle et une des organisations de la société civile étaient réellement indépendants, probablement qu’ils n’auraient pas tous approuvé certaines des décisions de la plénière. Celle, par exemple, qui concerne la révision à titre exceptionnel du Fichier électoral. Tout le monde sait que c’est essentiellement en raison de ce fichier électoral et de l’exclusion des principales formations politiques, comme l’Ufdg, l’Ufr ou encore le Pedn, le Pades, le Bl, etc., que les actes du double scrutin ne sont pas reconnus par la Cedeao et les autres organisations partenaires de la Guinée. Des pays importants comme la France, l’Allemagne, les Etats-Unis”.

Pour cet analyste, “le minimum que le président Kabinet Cissé aurait dû faire, c’était de convier le Comité Inter Partis (CIP) pour discuter avec les membres de l’organisation de cette élection présidentielle. Mais prendre des décisions et les convier par la suite pour, comme le dit le numéro Un de la Céni, engager des échanges avec les acteurs du processus électoral (partis politiques, société civile, partenaires techniques et financiers,…), en vue de cerner ensemble les modalités pratiques de bonne organisation de la prochaine élection présidentielle, c’est mettre les gens devant le fait accompli. Pour bien faire, on commence par le début et non par la fin’’.

Recommencement et non corrections

Dans le cas la vérification et l’enrôlement des deux millions quatre cent trente-huit mille neuf cent quatre-vingt-douze (2.438.992) électeurs mis de côté lors des scrutins du 22 mars 2020, Ousmane Gaoual Diallo, premier responsable de la Cellule de communication de l’Ufdg, première force politique du pays, estime qu’il “ne s’agira pas d’une telle opération de correction mais de recommencer l’enrôlement. Ce fichier, on ne peut pas le corriger. Pour avoir un fichier consensuel et des élections transparentes dans les délais, il faut tout recommencer à zéro’’… Lire la suite de l’article sur Guinafrinews.info en cliquant ici.

Avec Visionguinee.info

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