La subvention allouée à la presse guinéenne est la ‘’plus dérisoire dans le monde entier’’, selon le patron de l’Urtelgui

Le président de l’Union des radios et télévisions privées de Guinée (Urtelgui) a plaidé vendredi  pour une augmentation de la subvention allouée à la presse guinéenne. 

Selon Sanou Kerfalla Cissé, ‘’la subvention qu’on alloue à la presse est la plus dérisoire dans le monde entier. Quand vous prenez la Côte d’Ivoire, on donne 1 milliard 450 millions de FCFA. Ce qui fait 15 à18 milliards de francs guinéens. Le Sénégal qui était à 800 millions de FCFA, a augmenté considérablement le montant. Le Mali qui est un pays en guerre, était à 350 millions de FCFA. Il est maintenant à 500 millions FCFA’’.

‘’Nous avons entendu beaucoup de bruits dans la presse. La subvention allouée à la presse en Guinée est repartie entre 4 structures : la Maison de la presse, la presse audiovisuelle, la presse en ligne et la presse écrite. Un montant de 3 milliards GNF, ça ne fait absolument rien pour le développement de la presse’’, dit-il avec insistance.

Le fondateur du groupe Afric Vision Guinée affirme que les associations de presse ont fait des plaidoyers auprès du gouvernement pour revoir à la hausse la subvention.

‘’Nous avons demandé aux autorités de s’inspirer de ce qui est fait en bien dans les autres pays. Pour l’exercice 2020, le montant est encore maintenu à 3 milliards. Nous attendons que la nouvelle assemblée nationale entre en fonction pour que nous plaidions la cause de la presse’’, a précisé le patron de l’Urtelgui.

Il rappelle qu’en 2018, le montant de la subvention était de 5 milliards. ‘’Subitement, ils l’ont revu à la baisse à 3 milliards alors qu’il y a de l’argent dans ce pays. Donc le montant doit être revu à la hausse pour que nous puissions tenir’’.

En Côte d’Ivoire, cite-t-il à titre d’exemple, ‘’il y a un Fonds d’emprunt. Si vous êtes journaliste, vous avez un contrat dument signé et vous voulez construire une maison, vous pouvez obtenir un crédit pour construire votre maison. Tellement que l’argent qu’on donne est suffisant, personne ne touche à ce fonds’’.

‘’Notre objectif, c’est que chaque journaliste guinéen, au lieu d’un salaire de 6 chiffres, on passe à 7 chiffres. C’est notre souhait. Mais on ne peut payer ça que si nous avons des recettes. Là, nous ne faisons pas de recettes. Les 98% des médias sont endettés. Ils sont étranglés par les dettes’’, a révélé M. Cissé.

Avec Visionguinee

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