La Guinée perd trois places au classement annuel de RSF : « on n’est pas surpris » (Talibé Barry)

Comme l’année précédente, la Guinée n’a pas connu d’évolution en matière de la liberté de presse en 2020.

Selon le classement annuel 2020, publié par reporters sans frontières (RSF), le pays occupe la 110ème place et régresse de trois points.

 Un recul qui s’explique, selon Talibé Barry, Directeur général de la radio City Fm, par ailleurs membre du bureau exécutif de l’URTELGUI, par le non-respect des droits des journalistes, mais aussi par la mauvaise gestion par la justice de certaines poursuites ayant visé des journalistes.

C’est pourquoi d’ailleurs, il n’est pas surpris de ce classement de la Guinée.

« Nous qui pratiquons le métier de journaliste en Guinée, on n’est pas surpris que la Guinée chute à nouveau. Parce que, entre le rapport de 2019 et celui de 2020 qui n’était pas en faveur d’une progression de la Guinée, par exemple, si vous prenez la gestion judiciaire de certaines affaires qui ont concerné les journalistes dans ce pays, on l’a observé avec beaucoup de regrets et d’inquiétudes qu’elles n’ont pas été prises en compte. Alors que le législateur a prévu en ce qui concerne les délits de presse commis dans le cadre de l’exercice du métier de journaliste que ces délits soient examinés, mais c’est le contraire qui a été observé au niveau des tribunaux. Il y a des affaires qui sont devant la justice qui n’ont pas trouvé de solution jusqu’à présent, par exemple l’assassinat de Mohamed Koula en février 2016 », soutient Talibé Barry

Pour inverser la tendance en 2021, ce journaliste exhorte les autorités à mettre les bouchées  doubles, afin que la liberté de la pression soit mieux protégée.

« Aujourd’hui, les dirigeants doivent comprendre que la liberté de la presse est intimement associée au respect et à la culture démocratique. Donc, l’Etat qui se veut progressiste dans la voie de la démocratie doit faire de la promotion et de la protection de la presse, son cheval de bataille ; aujourd’hui l’un des champs d’expression de la démocratie en Guinée, reste indubitablement la liberté d’expression et d’opinion, qui sont consacrées par la constitution et d’autres lois dans ce pays. Donc, il faut garantir un environnement avec l’épanouissement de cette liberté pour que cela ait un impact positif des appréciations de l’opinion nationale et internationale », a-t-il recommandé lors d’une interview accordée ce mardi à Mosaiqueguinee.com.

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