Kindia : un troupeau de bœufs attaqué à coups de machettes, le berger tabassé, entre la vie et la mort

Après le massacre en novembre 2020 d’une centaine de bœuf à Koumban, localité située à une cinquantaine de kilomètres de la préfecture de Kankan, l’histoire se répète à Kindia. 

Un troupeau a été attaqué à coups de machettes à Mambia dans la préfecture de Kindia par des individus qui continuent de courir dans la nature comme si de rien n’était. Le propriétaire du troupeau Elhadj Saikou Barry, contacté par VisionGuinee, dénombre plus d’une centaine de bœufs introuvables à date. Explications.

‘’Il y a une semaine, des individus non identifiés sont venus attaquer un bœuf. Cinq jours après, une vache a été attaquée à coups de machette par des assaillants qui ont volé une chèvre.

Le lundi 5 avril, le berger Thierno Sanoussy à qui j’ai confié mon troupeau a laissé son fils à la maison pour conduire les animaux au pâturage. Il a croisé sur son chemin des autochtones qui étaient en train de défricher un champ pour le bruler. Ils ont stoppé le vieux pour l’obliger à rebrousser chemin. Le vieux a dit qu’il ne peut pas le faire sans ses bœufs. Des discussions ont éclaté. Quand il a accepté de faire demi-tour, des individus lui ont roué des coups. Le berger a fini par perdre connaissance et ils s’en sont pris aux bœufs.

J’ai été contacté par des riverains. Nous avons aussitôt alerté les autorités en charge de la sécurité. Un gendarme a été dépêché sur les lieux.  C’est à son arrivée que le berger a été transféré au centre de santé de Mambia où il a passé trois heures avant de retrouver ses esprits. Le médecin a recommandé qu’il soit évacué à l’hôpital régional de Kindia pour des soins plus appropriés.

J’ai appelé le colonel Kader Touré, commandant de la gendarmerie régionale, pour l’informer de la situation. Il a ordonné à ses hommes de prendre leurs dispositions afin qu’on amène la victime à l’hôpital régional. J’ai aussi prévenu le procureur de la République près le tribunal de pénale instance de Dixinn.

Au moment où nous parlons, nous ne savons pas où se trouvent une bonne partie des bœufs. On ne sait pas s’ils ont été calcinés, volés ou tués. Nous avons plus de 100 bœufs qui sont introuvables’’.

Avec Visionguinee.info

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