Fête de la Tabaski: les prix des bétails en hausse…

La fête de la Tabaski intervient cette année dans un contexte particulièrement marqué par la pandémie du coronavirus. Sur le marché, les prix des bétails incontournables pendant cette fête, ont grimpé.

Au marché des bétails de Simbayah dans la commune de Ratoma, les vendeurs se plaignent de la rareté des clients. Les quelques acheteurs qui font le déplacement déplorent de leur côté la cherté des prix.

Rencontrés, certains marchands justifient la hausse des prix par la dégradation des routes d’approvisionnement et les tracasseries policières au niveau des innombrables postes de contrôle. D’autres accusent simplement de l’augmentation des prix d’achat dans l’arrière-pays.

« Nous rencontrons des difficultés. L’état des routes est une énorme difficulté que nous rencontrons. Cela fait partie de ce qui rend cher les bétails. En plus le transport. On paye le double de ce qu’on a l’habitude de payer. Arrivés aux barrages, ils nous retardent et pourtant ce que nous transportons ne peut pas tenir aussi longtemps attaché dans les véhicules. Ils nous font payer à chaque arrêt. Alors voyant tout ce retard et les dépenses effectuées, nous sommes obligés d’augmenter les prix. Le prix du mouton varie en fonction de la qualité d’un million six cents mille à cinq millions francs guinéens. Pour les bœufs, c’est de trois millions à douze millions de francs guinéens. Nous partons des fois au Mali (Bamako) pour acheter ou à Balai dans Mamou. Concernant les achats pour le moment les clients sont rares », nous confié sur place Daouda Bah, vendeur.

Pour sa part, Dioubaté Arafat, acheteurs rencontré sur place, a déploré la cherté des prix mais reconnait que les marchands n’ont pas le choix. « On est à une semaine de la fête. Je constate malheureusement que les prix des moutons coûtent très chers. Toutefois, il y a deux choses qui expliquent ça. La conjoncture est là. Il y a cette pandémie de coronavirus qui est là. Le déplacement de pays en pays. Aujourd’hui pour avoir un mouton de bonne qualité, il faut acheter les moutons maliens parce que y a la taille y a le poids malgré que c’est cher. On n’a pas de choix. Pour avoir un mouton malien aujourd’hui, il faut avoir les deux millions, deux millions cinq cents ou trois millions. Ou s’il le faut trois millions cinq cents », a-t-il témoigné.

Pour permettre aux musulmans de s’acquitter aisément de leurs devoirs religieux, le jour de la fête de la Tabaski, vendeurs et acheteurs demandent au gouvernement de faciliter l’approvisionnement des marchés.

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