Extension et modernisation de l’aéroport de Conakry : l’Etat guinéen et ses partenaires signent une convention

L’Etat guinéen d’une part, l’ADP (aéroports de Paris) et Africa50 d’autre part, ont signé, ce lundi 17 février, les documents relatifs au contrat de concession de l’aéroport international de Conakry, au profit d’une société de droit guinéen, la SOGEAG.

Concédé pour les vingt-cinq prochaines années, l’objectif visé est de permettre l’extension et la modernisation de l’aéroport de Conakry, pour que celui-ci réponde aux normes internationales.

Après douze mois de négociations avec les partenaires, l’Etat guinéen peut se vanter d’avoir concédé un tel marché, étant donné qu’il sortira avec un dividende à hauteur de 34% et sera doté d’un aéroport de standard international, a soutenu le ministre d’Etat des transports, Aboubacar Sylla.

« L’objectif est de faire en sorte que l’aéroport de Conakry soit étendu, modernisé et doté d’équipements performants en vue d’améliorer également sa capacité en trafic jusqu’à un niveau de 1 million et 1 million 500 mille passagers par an. C’est un projet d’autant plus important pour la Guinée, que l’aéroport est toujours, à la fois une vitrine et un miroir pour un pays. C’est la porte d’entrée de la Guinée, donc c’est important que nous disposions de tous les conforts, de toutes les techniques et de toutes les garanties possibles, au niveau de cette infrastructure importante.  Nous espérons que ce projet va démarrer dans sa phase d’exécution, dans les deux mois à venir, pour que le rendez-vous de 2022 soit effectivement tenu pour l’inauguration de cette infrastructure importante qui va être 3 fois plus importante en superficie de celle actuelle », a-t-il mis en avant.

Le montant prévu pour la réalisation de ce projet, s’élève à hauteur de 120 millions d’euros.

Le projet acquis après plus d’un an de négociations, il a été établi dans le contrat, d’investir un certain montant pour le démarrage des activités, au plus tard au mois d’avril.

« Après 12 mois de négociations intenses, nous avons pu signer aujourd’hui, le contrat de concession de l’aéroport de Conakry. C’est un contrat qui s’étend sur 25 ans, qui durant lesquels, nos partenaires qui sont Africa50 et ADP, ont convenu de pouvoir investir dès la signature du contrat, un certain montant, pour que les travaux démarrent au plus tard au mois d’avril. C’est un aéroport international aux standards internationaux dont sera dotée la République de Guinée par les trois partenaires. La Guinée a 34%, ses partenaires privés, ADP 33% et Africa50 33%. C’est dans les 400 millions et quelques euros que le projet va rapporter à la Guinée, pendant les 25 ans. Mais ce qui est sûr et ce qui est d’ailleurs établi dans les discussions, c’est que la Guinée aura chaque année, au moins 1 millions d’euros de dividende. L’aéroport pourra accueillir entre 1 millions et 1 million 500 mille de passagers par an », a expliqué Madame Touré Hawa Keita, présidente du CA de la SOGEAC.

La durée initiale de la réalisation dudit contrat était établie sur trois ans. Pendant son intervention, le chef de l’Etat a ordonné que cela soit ramené à 2 ans, tout en respectant les clauses du contrat.

« Aujourd’hui en Afrique, nous sommes confrontés au terrorisme, donc la sécurisation des aéroports est très importante. Nous comptons sur vous pour que l’aéroport de Conakry puisse devenir le plus sûr pour tous les passagers. La construction de cet aéroport n’est qu’une étape, parce que nous avons créé une société mixte avec la compagnie Ethiopian  Airlines, celle-ci doit commencer bientôt s’atteler à faire des aéroports nationaux à N’Zérékoré, Kankan et Labé, afin qu’on puisse  avoir des aéroports nationaux, pour qu’on ne reste pas seulement avec des vols internationaux. Je ne suis pas d’accord du fait que le projet doit durer trois ans, les travaux doivent terminer en 2022. Nous allons veiller, pour que, ce qu’on a appliqué au port et autres grands projets, puisse être de même ici aussi.  C’est bien d’aller vers les grands aéroports, mais le fondamental c’est la gestion. C’est-à-dire la sécurisation des personnes, le respect des passagers … », a-t-il évoqué.

La Guinée collabore avec les Aéroports De Paris (ADP) depuis plus d’une trentaine d’année. Quant à Africa50, sa performance est prouvée en matière aéroportuaire.

Les deux partenaires s’engagent à honorer le contrat, conformément à ce qui a été convenu pendant les négociations.

« Ce projet, nous avons voulu qu’il soit un projet modèle à la fois pour le développement de la Guinée, mais aussi un projet modèle pour tous les aéroports d’Afrique de l’Ouest. Pourquoi, parce qu’évidemment, ça va être un projet plus grand à la fois en trafic et aussi en cargo. Nous importons de nouvelles infrastructures. En particulier, c’est un projet qui apportera une meilleure qualité et de sécurité pour l’ensemble des passagers du futur aéroport. Des travaux de sécurité vont être apportés le plus rapidement possibles et également, la qualité dans le trafic. Ce qui permettra de, presque, doubler le trafic international sur l’aéroport de Conakry. Donc, c’est pour permettre de doubler ce trafic qu’on doit avoir des infrastructures de qualité. C’est un aéroport qui sera vraiment aux normes internationales. La République de Guinée va bénéficier des revenus de ce contrat, en trois manières. La première, c’est qu’elle est actionnaire à hauteur de 34%. Ensuite, elle va  également toucher des revenus à travers le nombre de passagers et enfin, la Guinée va aussi bénéficier d’une fixe annuelle », a expliqué Xavier Hürstel, Directeur général des ADP.

Trois sociétés sont en ce moment en évaluation dans le pays, pour qu’une d’entre elles, soit retenue pour la réalisation dudit projet.

Les parties concernées ont rassuré de la transparence qui aurait entouré le choix de ces sociétés, une transparence qui devrait être de mise jusqu’à la fin du contrat.

Avec Mosaiqueguinee

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