Exploitation des blocs 1 et 2 du Simandou : « cela appelle à une responsabilité pour chacun des acteurs concernés » (Ministre Magassouba)

Ce projet portant sur le développement des blocs 1 et 2 du mont SIMANDOU, s’inscrit dans le cadre de la politique de diversification de l’exploitation minière et de développement intégré, utilisant les mines comme levier. Cette politique portée depuis 2010 par le Président de la République Prof. Alpha Condé, est activement mise en œuvre par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Ce projet est le plus grand projet minier actuellement au monde. Le deuxième qui suit est un projet américain qui fait moins de 10 milliards de dollars.

C’est quelque chose de déjà inédit en Afrique, en termes de volume d’investissement dans le secteur minier, et de très rare parmi tous les projets qui ont été réalisés depuis la nuit des temps dans le monde.

Cela appelle à une responsabilité pour chacun des acteurs concernés. Ce qui signifie que la taille du défi est inédite en Afrique. C’est un défi rare, que nous n’avons pas eu à réaliser d’abord dans le secteur minier guinéen.

Il est donc important que l’ensemble des parties prenantes puissent avoir à l’esprit l’ampleur du défi, pour que chacun se mette au travail, pour que ce projet puisse passer de la phase de construction au développement et à la mise en exploitation.

Nous comptons sur le consortium pour que tous les engagements dans la convention le concernant puissent être honorés. Nous avons beaucoup d’espoir dans la volonté sincère du consortium, à effectivement mettre ce gisement en exploitation. Cela s’est démontré pendant le processus de négociation, mais cela s’est démontré aussi dans le processus d’appel d’offres.

Cette négociation a été engagée à l’issue de l’attribution provisoire des droits d’exploitation des blocs 1 et 2 du SIMANDOU à la société Consortium SMB-WINING. L’offre qui a été faite était claire, précise et engagée sur les éléments fondamentaux auxquels l’Etat guinéen tient. Des éléments qui sont au cœur de la politique portée par le Président Alpha Condé, en particulier la réalisation effective du trans-guinéen, la promotion du contenu local.

C’est l’une des rares fois qu’une société s’engage à faire plus que ce qui est prévu dans le code minier en termes de contenu local. Nous tenons à saluer cet engagement, cette volonté, cette responsabilité à mettre en œuvre le projet en conformité avec la politique du gouvernement en termes du développement minier.

Le défi concerne aussi l’administration. Nous sommes tous engagés à accompagner ce projet, pour nous assurer que l’Etat puisse respecter tous ses engagements, prendre toutes les dispositions qui facilitent la mise en œuvre du projet, dans l’esprit du respect de nos engagements pris dans cette convention.

La responsabilité concerne aussi les communautés. Les attentes des communautés doivent être prises en compte, mais les attentes des communautés ne doivent être sources de difficultés dans la mise en œuvre du projet. Il est donc fondamental que les communautés concernées fassent preuve de responsabilité et d’engagement à résoudre toutes les difficultés. Que les communautés s’engagent à ce que toutes ces difficultés soient résolues par le dialogue, dans un esprit d’engagement à faire que le projet puisse entrer en exploitation. C’est lorsque le projet entre en exploitation que toutes les parties prenantes vont en bénéficier.

Pendant les 5, 6 prochaines années, la société ne fera que dépenser. Chaque difficulté qui va naitre au niveau du projet sera un risque dans sa mise en œuvre. Une partie des fonds sera mobilisée à terme par la société, mais une autre partie sera aussi mobilisée auprès des tiers, des banquiers qui regarderont le projet de très près. Toute mauvaise nouvelle autour du projet, pourrait refroidir ces banquiers dans leur engagement à poursuivre le financement du projet.

Le défi est colossal, mais nous sommes prêts à travailler à vos côtés pour non seulement assumer nos responsabilités en tant qu’Etat, et nous serons aussi à vos côtés pour vous aider à prendre en charge vos propres responsabilités. Après l’appel d’offre, nous avons engagé des négociations, il y a eu six (6) mois de négociations intenses mais fructueuses, parce que l’échec de beaucoup de projets provient de la négociation.

Nous avons eu l’honneur d’avoir un engagement absolu du Ministère et des partenaires qui sont concernés par le projet. Après avoir signé le document, une étape importante a été franchie, mais les étapes les plus importantes restent à venir, parce qu’il faudra que nous nous mettions tous au travail pour assurer que ce rêve devienne une réalité, en conformité avec la volonté ferme du Président de faire du secteur minier un véritable levier de transformation de l’économie nationale.

Je vous remercie !

Transmis par la Cellule de communication du ministère des mines

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