« En Guinée, au lieu d’affecter les hommes aux postes selon leurs mérites, les postes sont affectés aux hommes pour des raisons ethniques militantismes », dixit Alhassane Camara, Juriste

L’administration publique est faible parcequ’elle fait la corruption la filiation de son fonctionnement et ce phénomène s’empare de toutes les couches sociales y compris les partis politiques d’opposition qui manquent de politique de stimulation pour ses militants dont nombreux parmi eux sont sans véritablement d’emploi et se noient sinueusement dans la misère.

Notamment, les jeunes militants d’opposition parfois essoufflés par les dettes qu’ils parviennent plus à rembourser. Ainsi, certains jeunes n’ayant plus le contrôle de leur conviction finissent par renverser la plume du combat en choisissant le parti le plus offrant peu importe les réprobation exacerbée, le but pour ces jeunes est de s’extirper de ses dettes…Par contre, d’autres, se désengagent de l’opposition sans raison valable et ni motive valide…

La politique perd sa dignité concrètement dans notre pays avec ces comportements d’où la nécessité d’amplifier et de dégager cet espace pour que la culture recommence à irriguer nos pensées et nos modes de vie. Tenez ! En Guinée, au lieu d’affecter les hommes aux postes selon leurs mérites, les postes sont affectés aux hommes pour des raisons ethniques militantismes etc… cette pratique rend terriblement l’administration improductive et inefficace. Conséquences c’est la misère la pauvreté à tous les niveaux comme cela s’explique à travers la situation actuelle du peuple de Guinée. Triste !
Tenez ! J’oubliais ! La corruption.

Elle nuit à l’efficacité de toutes les politiques publiques. Elle ecorse profondément l’effort, l’innovation et récompense les esprits les plus malhonnêtes, les moins scrupuleux. Lorsque la situation perdure pendant des décennies, la corruption n’est plus une déviance mais la norme, et c’est pour cela que ce n’est pas suffisant de mettre seulement en avant l’argument moral.

En effet, ce ne sont pas seulement les hommes et leur manque d’intégrité personnelle qu’il faut attaquer. C’est tout un système fait de règles, de fonctionnements, d’institutions mal pensées qui encourage les pratiques de corruption. Dans un environnement de corruption généralisée, le choix rationnel de chaque fonctionnaire n’est pas de se distinguer par son honnêteté. C’est de rentrer dans le moule et de faire comme tout le monde. Quand ils sont isolés dans des systèmes hautement corrompus et corrupteurs, les plus honnêtes n’ont aucune chance… Cela est vrai pour les fonctionnaires mais aussi bien sûr pour les acteurs politiques qui ont un besoin immense d’argent pour financer des campagnes électorales toujours plus coûteuses. Les acteurs politiques les plus intègres ont dans nos systèmes actuels peu de chances d’arriver au pouvoir. Et ils ont peu de chances d’y rester longtemps lorsqu’ils arrivent accidentellement.

Il faut l’implication de toute la société d’abord en montrant de manière concrète les dégâts collectifs de la corruption et en étant clair sur le fait que tout le monde peut à un moment ou à un autre en payer le prix fort. Lorsque vous avez des détournements de fonds dans le domaine de la santé ou de matériels médicaux dans les hôpitaux publics, vous pouvez, même en étant riche et puissant, perdre la vie ou voir votre enfant perdre la vie parce que des équipements vitaux achetés n’auront jamais été livrés ou parce que la corruption aura désorganisé les services des urgences.

En plus, l’administration publique doit se doter d’une « Unité Centrale » là où tous ses actes ( dossiers, diplômes, attestations…) sont enregistrés pour réduire la circulation foisonnante des faux documents en son nom.

En outre, ce sont ces conséquences concrètes et graves de la corruption qu’il faut mettre en avant dans la sensibilisation du grand public. Et c’est comme cela qu’on pourra inciter plus de citoyens à s’engager réellement dans cette lutte. C’est possible aujourd’hui d’utiliser la téléphonie mobile, internet, de développer des applications localement pour collecter des informations provenant des citoyens sur des cas suspects de corruption, de détournements de fonds, de manipulation de l’attribution de marchés, de conflits d’intérêts. Des expériences par exemple dans des villes en Inde ont produit des résultats probants. À nouveau, l’objectif n’est pas de passer d’une corruption 10 à une corruption zéro, mais de la réduire progressivement. C’est en étant réaliste et pragmatique qu’on obtiendra des résultats…

L’éducation des enfants sur les questions de corruption doit être une composante essentielle de l’émergence d’une culture d’intégrité et de respect du bien public. Dans beaucoup de pays, les cours d’éducation civique et morale qui étaient dispensés au moins dans les écoles primaires ainsi, cette initiative doit être continuelle et accentuer pour un devenir prospère…

Par Alhassane Camara, Juriste

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :