Crise politique: voici les trois plaintes adressées par Sidya à l’onusien Ibn Chambass

Ibn Chambass, représentant du Secrétaire général des Nations Unies, continue ses consultations avec les acteurs de la crise politique en Guinée. Après son entretien avec la délégation du diplomate onusien, Sidya Touré, président de l’UFR et troisième force politique du pays, a dévoilé à la presse, les trois points essentiels qu’il a défendus.

L’un des problèmes, est celui des experts envoyés par la CEDEAO.« Nous avons expliqué quelque chose qu’ils connaissent que certains d’entre eux connaissent (faisant allusion à des membres de la délégation d’Ibn Chambass) parce que certains d’entre eux avaient participé à l’audit qui a été effectué avec l’OIF et l’Union européenne. On a rédigé un rapport consensuel. Le fait de dire que ce rapport n’a pas été respecté, qui a engagé l’OIF à partir, ne permet pas de penser que trois personnes arrivent de la CEDEAO et qu’en dix jours, ils vont venir dire le contraire. Donc tout ce qu’on est en train de faire au niveau de ces trois experts, moi je dis que ça n’a aucun sens. L’audit du premier fichier, on le connait. Les 2 millions 400 faisaient partie des 6 millions d’électeurs. Maintenant on est passé à 7 millions 700. Ceux qui ont eu raisons de dire que le fichier était mauvais et qui ont quitté la table, la communauté internationale vient de confirmer ce qu’ils ont dit.  Mais dire que quand on aura fini de corriger ça, eux ils ne viendront pas aux élections. Attendez, on est dans quel pays ? On n’est pas à Alphaland, c’est la République de Guinée. Donc tout le monde est concerné et je crois que les Nations Unies viennent de réaffirmer le caractère inclusif et consensuel de élections. Ce n’est pas trois personnes qui viendront changer quoi que ce soit à cela », a déclaré Sidya Touré.

Puis, le problème de la « violence d’Etat contre les citoyens ». « Depuis le 15 octobre, nous avons pratiquement plus de quarante personnes qui ont été tuées…et j’estime que la Communauté internationale doit reprendre ce dossier notamment au niveau des Droits de l’Homme. J’ai dit à Chambass que c’était leur rôle surtout qu’il y a une réunion qui est prévue à Ouaga à partir du 13 mars avec le Secrétaire général, que cet aspect du problème soit évoqué. Imaginez-vous que la police tue deux opposants à Dakar. Personne ne va dormir là-bas pendant trois mois », dit-il.

L’autre réclamation a porté sur les arrestations « abusives et pratiquement la torture ». « Les gens sont arrêtés dans des conditions qui ne sont pas définies et parfois des gens qui sont encagoulés, ils sont transportés dès fois à Soronkoni », déplore l’opposant

A noter que le diplomate Onusien a répété pratiquement le même message qu’il avait passé après ses rencontres la veille avec Cellou Dalein Diallo et le FNDC. Il s’agit entre autres d’un appel à l’apaisement et à un consensus entre les acteurs.

Source Guinee114

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