Crise politique guinéenne : le pouvoir, désormais sans concession aucune, en avant pour ses objectifs, vogue la galère !

Le pouvoir guinéen sous le règne d’Alpha Condè, qui a souvent été amenée à lâcher prise, sous l’effet du moindre crépitement de la rue, semble s’en enkyster.  Advienne que pourra ! Il devient de plus en plus imperméable au langage de la rue, qui l’a pourtant fait fléchir sur maints sujets, par le passé.

Sa marche inexorable vers l’organisation des législatives et probablement du referendum constitutionnel, se précise de plus en plus.

Dans ledit camp, on veut briser tous les obstacles pouvant se dresser sur ce chemin, à l’effet de parvenir à cette fin, par la même forme de violences que leur oppose la rue.

Encore, ce mercredi 15 janvier, pendant que le doute rongeait des guinéens sur la tenue de ces législatives,  le Chef de l’Etat, a mis le feu à la tanière de ses opposants.

A travers son décret qui annonce l’ouverture de la campagne électorale, il n’y a plus lieu ou presque, d’épiloguer  sur  la volonté de l’exécutif à aller à cette compétition électorale sans ses principaux adversaires.

A la mouvance, on exulte.  C’est  bien, la joie chez des candidats poids plume à l’uninominal du parti au pouvoir, ces ministres notamment, désormais contraints de prouver leurs attache avec la base.

C’est  aussi bien, la fête chez des militants et responsables, qui estiment que leur champion a trop souvent cédé aux caprices  de ses opposants.  Eux qui sont convaincus que les réclamations du camp d’en face, sont tendancieusement dommageables à leur volonté de doter la Guinée d’une nouvelle constitution et ouvrir le boulevard à une autre candidature de celui, à qui, ils ont juré fidélité.

La messe est loin d’être dite.  D’ici la date indiquée pour la tenue de ces élections, il peut se passer beaucoup de choses.

Un report par exemple, sous l’effet de plusieurs contingences,  n’est pas impossible avec Alpha Condé. Il y en a, qui sont dans son entourage, qui lui  bourdonnent cela dans les oreilles.

Il y a aussi l’étranger qui entonne la même chose, sans compter, ceux qui soufflent en permanence sur la braise.

En attendant, les hostilités sont inéluctablement,  lancées.

 

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