Crise politique en Guinée : l’ONU appelle à des élections «transparentes et inclusives »

C’est un appel solennel que vient de lancer l’Organisation des Nations-Unies à l’endroit des autorités guinéennes. La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a appelé ce jeudi 27 février 2020 les autorités de Conakry à veiller à ce que les prochaines élections soient « transparentes et inclusives ».

Alors que les opposants au projet de référendum constitutionnel ont appelé à de nouvelles journées de résistance, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a évoqué les nombreux cas de morts enregistrés lors de ces manifestations. Mme Bachelet a exhorté les autorités guinéennes « à éviter des troubles supplémentaires et à veiller à ce que les élections soient transparentes et inclusives ».

« La Guinée qui organise dimanche un référendum constitutionnel et des élections législatives, est en proie depuis quatre mois à une contestation réprimée contre un éventuel troisième mandat du Président Alpha Condé, 81 ans. Une nouvelle journée de mobilisation de l’opposition est prévue jeudi. Jusqu’à présent, les manifestations ont donné lieu à des dizaines de morts », a indiqué Michelle Bachelet.

Ce double scrutin ne connaîtra pas la participation des principaux partis d’opposition. Réunis au sein du Front National pour la Défense de la Constitution, ces opposants au projet de référendum ont promis d’empêcher la tenue du scrutin.

« Des informations font état de divisions ethniques qui se creusent, avec des incitations à la haine, à la violence dans les médias sociaux et lors des manifestations », a ajouté la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme qui a exprimé des inquiétudes face à une éventuelle escalade de la crise guinéenne.

La rédaction

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