COVID-19 – Guinée : Une pandémie d’un bon augure pour Alpha Condé

L’épidémie de covid-19 est un bon augure pour l’agenda du chef de l’Etat, qui continue de le dérouler comme si de rien n’était, pendant que le nombre de cas positifs explose au fil des jours. Après la tenue du double scrutin controversé, on s’achemine tout droit vers l’ouverture du nouveau parlement taillé sur mesure, au grand dam d’une opposition, condamnée à observer le confinement partiel pour cause de crise sanitaire.

Alpha Condé entend à cette allure transformer l’avènement de cette pandémie en une belle opportunité.

Et rien ne semble l’arrêter dans cette trajectoire opportuniste, qu’il entend poursuivre, avec en creux cette tentation de troisième mandat. Même si une importante frange de la population ne se reconnait pas dans la démarche de l’exécutif. Ce qui sembler  d’ailleurs ôter toute légitimité à cette nouvelle constitution ainsi qu’au parlement « godillot ».

C’est le lieu de reconnaître que la proclamation de l’état d’urgence sanitaire dans le pays tout entier, en vue de freiner la propagation de la maladie, a porté un sérieux coup à l’opposition au projet de troisième mandat. Passage pourtant inéluctable vu la gravité de la situation.

Le Fndc menace cependant de se faire entendre dans les jours à venir. Le Front promet d’adapter son combat à la nouvelle donne, vu que le pouvoir continue de profiter de la crise sanitaire pour poser des actes allant en contresens de la bonne gouvernance et de la promotion des droits humains.

Déjà, le fait que le président s’émeuve de la montée en flèche des cas dans son pays, passe mal aux yeux de ses opposants qui l’accusent d’avoir favoriser cette situation. Par l’organisation d’un double scrutin, alors qu’on était déjà en pleine pandémie.

A ce jour le nombre de cas frôle les  500 cas, avec plusieurs décès. L’Agence nationale de sécurité sanitaire est devenue le souffre-douleur du président qui ne rate aucune occasion pour tirer sur Dr Sakoba Kéita.

Ce dernier n’ose pas broncher et est tenu de jouer le jeu d’un président, devenu fébrile et nerveux par une situation qui tend à être incontrôlable. Par la faute d’une incurie gouvernementale.

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