Couvre-feu : témoignage choc de Djénabou Diallo, victime de violences des forces de sécurité

Dans la nuit du mercredi aux alentours de 22 heures, à la Cimentérie T8, Dame Djénabou Diallo, ingénieure agronome de profession, a été victime de violences des forces de sécurité, alors qu’elle dormait dans sa chambre.

Rencontrée cet après-midi par mosaiquequeguinee.com, la victime Dame Djénabou Diallo, est revenue sur les faits.

 

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«J’étais couchée dans ma chambre à 22 heures, connectée sur internet. Quelques minutes après, j’ai entendu des bruits dans ma cour. J’ai ouvert la porte de ma chambre, un gendarme s’est dirigé vers moi, il a foncé dans ma chambre, j’étais en serviette. Il m’a dit  » on vous a dit de ne pas sortir ». Je lui ai répondu que je suis dans ma chambre. Il m’a frappé avec son fusil, ma serviette est tombée. Suis tombée sur mon armoire, il m’a roué des coups, je criais fort. Ensuite, il a ramassé mon téléphone, mon ordinateur PC, deux autres agents sont venus le trouver en train de marcher sur mon matelas. Les voisins ont eu peur de s’approcher. Les 3 hommes étaient tous armés. Ils sont répartis en fermant le portail de la cour à l’aide d’un bois, c’était pour empêcher les cohabitants de les pourchasser. Il n’y avait pas le courant dans le quartier, tout était noir. J’étais complètement bouleversée. Je ne pouvais pas imaginer », a-t-elle raconté.

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