Coronavirus : près de 800 morts en 24 heures en Italie

Avec près de 5 000 décès depuis le début de la pandémie, l’Italie est plus que jamais ravagée par le Covid-19. Les médecins de Wuhan venus en renfort, comme les élus locaux, implorent le gouvernement de durcir les restrictions.

Depuis début mars, à chaque début de soirée en Italie c’est la consternation qui prévaut. Le ministère de la Santé italien vient de publier son bilan quotidien sur le coronavirus avec 793 morts pour ce samedi. Un triste record régulièrement battu ces derniers jours. Au total, ce sont 4 825 personnes qui ont été tuées par la pandémie de coronavirus dans la péninsule en un mois, selon les chiffres de la protection civile.

⚠️ Près de 800 morts aujourd’hui en #Italie. Un chiffre toujours très élevé (627 morts hier), alors que toute l’🇮🇹 attend le pic de l’épidémie avec anxiété.

❌ 42 681 malades (+ 4 821)

❌ 4 825 morts (+ 793)

❌ 6 072 guéris (+ 943) pic.twitter.com/ysaZ2ceshI

Les autorités italiennes ont annoncé 6 557 nouveaux cas positifs, un autre record inquiétant. La région de Milan, la Lombardie (nord), où les services de santé sont débordés, a enregistré la grande majorité des décès (546) et la moitié des nouveaux cas.

Encore trop de mouvements sur le territoire

Les autorités lombardes ont demandé au chef du gouvernement Giuseppe Conte de prendre des « mesures plus coercitives », d’imposer de « nouvelles restrictions », plus sévères que l’interdiction de rassemblement et les strictes limitations des déplacements en vigueur depuis le 10 mars. « Le moment est arrivé de s’arrêter, mais de le faire vraiment », écrivent le maire de Bergame Giorgio Gori et le président de la province Gianfranco Gafforelli dans une lettre au Premier ministre.

« La situation dans toute la région Lombardie prend désormais des airs de tragédie et ceci est encore plus évident malheureusement dans notre province de Bergame, où l’on voit ces jours-ci mourir tant d’hommes et de femmes […] sans même pouvoir leur faire un adieu digne », écrivent les édiles dans leur courrier.

« Compte tenu des chiffres que tout le monde connaît, il n’est pas pensable qu’aujourd’hui encore on doive se fonder sur le bon sens de citoyens appelés à respecter des règles sujettes aux plus diverses interprétations », estiment-ils encore. « Les mouvements sur le territoire sont encore trop nombreux et beaucoup constituent un vecteur pour ce virus », ajoutent-ils.

Paolo Grimoldi, qui est député de la Lombardie (Ligue, extrême droite), a aussi demandé que « le gouvernement intervienne immédiatement […] pour tout arrêter en Lombardie ».

« Il faut fermer toutes les activités économiques »

Le 18 mars, une équipe de cinquante médecins chinois a débarqué pour apporter son expérience sur la gestion de la crise sanitaire à Milan, avec des équipements médicaux. Lors d’une conférence de presse, le vice-président de la Croix-Rouge chinoise, Sun Shuopeng, s’est étonné que les transports en commun continuent de fonctionner : « Il faut fermer toutes les activités économiques, tout le monde doit rester chez soi, faire sa part. La vie des personnes est la chose la plus importante, on n’a pas de deuxième choix face à cela. Ici, les mesures ne sont pas assez sévères, […] les transports publics fonctionnent, vous avez encore des gens dans les hôtels, tout le monde ne met pas de masque… »

“I don’t know what you’re thinking.” The head of a visiting Chinese Red Cross delegation helping Italy respond to the coronavirus crisis says the country is not doing enough to contain the virus pic.twitter.com/qF20zeHpde

De leur côté, les Italiens suivent les bilans quotidiens chaque jour plus lourds. Les églises sont fermées, on fait la queue devant les supermarchés où l’on rentre au compte-gouttes, les enterrements se résument à une bénédiction en catimini dans la plus stricte intimité. Désormais, la police procède à 200 000 contrôles chaque jour. L’armée pourrait bientôt l’épauler. D’autant plus que certains chercheurs prévoient un « pic de l’épidémie » pour les jours à venir. « La situation est grave. Dans les prochains jours, elle sera dramatique », a écrit l’ordre des médecins du Piémont à Giuseppe Conte.

Source : Le Parisien

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