Conakry : La vie du journaliste Yaya Dramé en danger !

Après son enlèvement raté, le journaliste reporter Yaya Dramé du site d’informations générales ‘’guineechrono.com‘’ a peur de rejoindre le bercail et vit désormais dans la clandestinité. Dans ces dernières années, nombreux sont des journalistes qui quittent le pays pour aller trouver refuge à l’étranger.

Diverses raisons sous-tendent ce départ massif vers les pays, plus sûr, respectueux des principes démocratiques. Les dénonciations du détournement de deniers publics, les facteurs politiques, avec son corollaire d’enlèvement et de séquestration, sont la première cause et les facteurs familiaux arrivent en second. C’est le cas du journaliste Yaya Dramé du site d’informations de ‘’guineechrono.com’’ qui vit en dehors de la Guinée pour les motifs liés aux premiers facteurs suscités. 

En effet, Yaya Dramé, a quitté chez lui depuis Novembre 2020 à cause de ses révélations dans la presse sur le détournement d’un montant de 25 milliards 4691 millions francs guinéens à l’Office Guinéenne des Chargeurs, une des régies financières de l’Etat, dirigé par Monsieur Sekou Camara, ainsi que ses critiques acerbes sur les conditions de vie difficiles des guinéens malgré les potentialités minières et agricoles dont Dieu a doté la République de Guinée.

Notre confrère a dénoncé ce nième détournement dans la presse et qui a failli lui couter sa vie. Joint au téléphone par notre rédaction, bien qu’il soit hors du pays, ayant l’amour de sa nation, Yaya Dramé s’est exprimé en ces termes : « Ma crainte de retourner dans mon pays d’origine (la Guinée) est relative à cet environnement plus agressif à la pratique sereine du métier, caractérisé par l’enlèvement, séquestration et disparition des hommes et femmes des médias privés. Mes ennuis ont commencé aux lendemains de la dénonciation de ce détournement par le directeur général de l’OGC. Lorsque, j’ai publié cette information de détournement dans mon media, j’ai commencé à recevoir des appels et des lettres anonymes souvent empreints de menaces de mort. En Guinée, la poursuite et des menaces de mort à l’endroit des hommes de médias est une chose courante dans la Capitale Guinéenne. Donc pour être mieux en sécurité pour ma vie, j’ai décidé de quitter le pays. Je me rappelle la mort de notre confrère Mohamed Koula Diallo, qui a été assassiné au siège d’un parti politique jusqu’à présent personne ne sait qui a tué ce journaliste. Donc pour ne pas être victime de cela, j’ai jugé de fuir mon pays pour mieux en sécurité ».

Et d’ajouter que, la liberté d’expression en République de Guinée est embastillée, les journalistes sont tabassés et emprisonnés sans que leurs bourreaux et commanditaires ne soient inquiétés. Le dernier cas date du mois de Mars 2019, d’où l’administrateur général du site internet www.Conakrylive.com, Lansana CAMARA, qui avait dénoncé un détournement au sein du Ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l’Etranger sur son site internet. Lansana Camara a été emprisonné à la Maison Centrale de Conakry pendant des mois. Il a fallu que les journalistes et associations professionnelles des médias battent les pavés pour que leur confrère recouvre sa liberté. Nous avons encore le mauvais souvenir d’un de nos confrères d’Espace Tv du groupe Hadafo Médias, Cherif DIALLO disparu depuis près de 5 ans et sans aucun signe de lui.

Dans ce genre de contexte, Yaya Dramé craint qu’on mette fin à sa vie s’il rentre au pays.

Affaire à suivre…

Ibrahima Sory Bangoura

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