Boké : descente musclée du préfet en compagnie de la police au domicile du journaliste Tibou Diaby (Témoignage)

De sources concordantes, depuis un certain temps, le journaliste et activiste Tibou Diaby est dans le viseur des autorités préfectorales de Boké. L’engagement de l’homme à défendre à tout prix, les intérêts de ses concitoyens serait tout son tort ou crime.

L’attaque de son domicile, situé dans le quartier Karéki, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké, par des agents de la police sur ordre du préfet, en est une parfaite illustration. Et justement, la victime a bien voulu se confier, ce mercredi 25 mars, à notre rédaction pour raconter ces tristes événements survenus le jour du double scrutin controversé, aux environs de 18heures : « Juste à cause de mes opinions de défendre les intérêts de Kakandé, de prôner les idéaux du FNDC. Tout à commencé à la veille du coup d’envoi de la campagne des élections législatives et référendaire à Kolaboui, des personnes malintentionnées sont venues mettre leur banderole sur la clôture de mon bar café et restaurant situé à Karéki, lorsque je suis venu, j’ai tout de suite enlevé et brûlé. Ça c’était fait à un samedi et le dimanche le préfet de Boké a prononcé publiquement qu’il me tuerait sans regret et il a même demandé à l’assistance présente ce jour, quand ils vont me voir de me ligoter jusqu’à ce qu’il arrive.

Le jour aussi de l’arrivée d’Ousmane Gaoual, moi j’étais ce jour là à Conakry pour l’enterrement d’un de mes grands frères à Bentouraya dans Coyah et il y a eu de violentes altercations entre les forces de l’ordre et les opposants au projet constitutionnel à Kolaboui. Après les jeunes partisans du parti au pouvoir se sont trouvés d’argument d’avoir perdue une moto tout en nous portant plaintes, je dis bien près d’une trentaine de plaintes, en oubliant que moi je n’étais présent ce jour mais ils ont quand même mis mon nom par l’acharnement de monsieur le préfet actuel de Boké.

Le jour du vote, le préfet est venu chez moi à Karéki, c’est à dire c’est lui-même qui dirigeait les opérations. Une fois sur les lieux, il a dit aux gendarmes et policiers de regarder dans mon café si j’y étais pas, comme on m’a trouvé dans mon café, ils ont chassés tout le monde et emportés plusieurs téléphones des gens qui étaient à la charge puis ils ont commencé à gazeux dans notre concession sous l’œil vigilant du préfet de Boké, qui est le premier représentant du président de la République, le prolongement de Sekhoutouréyah.

Et au même moment, au Centre-Ville de Kolaboui, quelques militants du RPG Arc-en-ciel se sont rendus chez Amara Wotèm Camara alias Egson en brûlant trois (3) de leurs cases par la bénédiction des forces de l’ordre et les gens qui sont venus pour faire ou sauver quelques biens à l’intérieur, ils ont été arrêtés aussi. J’oubliais de signaler aussi qu’ils ont arrêtés quatre (4) personnes dans notre concession, une personne en face de chez nous (famille Guirassy), en résumé une vague d’arrestations », a-t-il dénoncé avant de lancer un appel à la résistance, « Je dirai à tous les fils et toutes les filles de Kakandé, que ce troisième mandat ou changement de constitution a pour but de piller notre ressource dans l’espoir d’affamer davantage les riverains. Donc il est temps et grand temps pour nous d’empêcher par tous les moyens légaux ce projet satanique », a lancé le journaliste et activiste Tibou Diaby, histoire de réitérer son engagement à aller jusqu’au bout. Ci dessous quelques images…

Source Guineerealite.com

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