Attaques des camps Samoréyah et Kémé Bouréma, à Kindia : ce qu’on sait…et ne sait pas

Les deux camps militaires de Kindia, chef-lieu de la Basse Guinée situé à 135 km de la capitale Conakry ont été la cible d’attaques d’hommes armés dans la nuit du jeudi à vendredi 16 octobre. Ces assaillants dont on ignore pour le moment le nombre et leur origine ont tué le colonel Mamady Condé, commandant du Camp Samoréyah, auraient emporté des armements et des véhicules. Une information non confirmée par les autorités militaires.

Selon nos informations, les mêmes hommes se seraient rendus au camp Kémé Bouréma pour tenter de mettre main sur le commandant de la 1ère région militaire de Kindia. Mais, ce haut gradé de l’armée guinéenne a été sauvé par des nouvelles recrues qui ont vite mis en déroute les assaillants qui ont foncé sur la prison civile, blessant par balle un lieutenant avant de libérer des détenus qui seraient leurs proches.

Au centre-ville, les citoyens vaquent à leurs affaires, les accès aux camps Samoréyah et Kémé Bouréma sont totalement bouclés, un dispositif sécuritaire est mis en place.

A en croire nos sources, après avoir tué le patron du camp Samoréyah qui aurait refusé de donner la clé où se trouve les armements, les assaillants ont pris quatre pick-ups et le véhicule du commandement du commandant du Bataillon spécial des commandos en attente (BSCA).

Au camp Kémé Bouréma, des sources indiquent également que les mêmes hommes qui portaient des bérets rouges ont voulu tuer le général Ibrahima Kalil Condé, commandant de la première région militaire de Kindia. Ils buteront contre une farouche résistance des militaires qui les mettront rapidement en déroute.

 En ce moment, des dispositifs sécuritaires impressionnants sont mis en place, également à la maison civile de Kindia.

D’après une source proche de la prison civile, ces hommes en uniforme s’en sont pris aux gardes pénitenciers, blessant un lieutenant par balle avant de libérer des détenus. Pour le moment, on ignore le nombre des évadés.

Selon un médecin, la vie du lieutenant, blessé au pied, n’est pas en danger.

Aux dernières nouvelles, on apprend que les prisonniers libérés ont été capturés et retournés en prison, certains assaillants ont été arrêtés. D’autres courent toujours.

Dans un communiqué envoyé aux médias, le Ministère de la Défense nationale a annoncé que la situation est désormais sous contrôle, que les ratissages continuent et qu’une enquête est déjà ouverte. A suivre…

Avec Mediaguinee

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