Amara Somparé : « Je déplore et je l’ai toujours déploré, l’incarcération des journalistes »

Le ministre de l’Information et de la Communication souhaite que les délits des journalistes soient réglés autrement que par l’incarcération. Il l’a dit ce mercredi, 14 avril 2011 dans l’émission Mirador dont il était l’invité.

C’était en répondant à une question liée à Amadou Diouldé Diallo qui, en rappel, se trouve en prison depuis plusieurs semaines pour ses propos qualifiés d’offense au Chef de l’Etat, rapporte un journaliste de Laguinee.info qui l’a suivi.

Même si le jeune ministre estime que les propos pour lesquels Amadou Diouldé Diallo est actuellement en prison, sont extrêmement graves, il s’oppose à l’incarcération comme punition.

« En tant que ministre de l’information et de la communication, je déplore et je l’ai toujours déploré l’incarcération des journalistes. Je souhaiterais que l’on puisse régler les différends avec les journalistes autrement que le recours à l’incarcération ou à la privation de liberté. La loi sur la liberté de la presse est claire: on ne peut condamner un journaliste en République de Guinée à une peine privative de liberté », dit Amara Somparé, ministre de l’information et de la communication.

L’invité de Mirador poursuit en rassurant qu’il est en train d’œuvrer de manière à ce que la HAC: « soit privilégiée dans le cadre d’arbitrage de ce type de conflits ».

Il faut rappeler que les délits de presse sont dépénalisés en Guinée. Mais il s’avère que cette loi a du mal à s’applique. Le cas d’Amadou Diouldé Diallo en est une illustration. Accusé d’offense au chef de l’Etat, il est en détention à la maison centrale de Conakry depuis plusieurs semaines.

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